La Nation Bénin...

Abbaye Notre-Dame des Anges de Nsugbe, Nigeria, 23 août 2026.

Chroniques

« Au dire des gens, qui est le Fils de l'homme ? » Lorsque Jésus Notre-Seigneur a posé cette question à ses disciples, ce n'était pas par simple curiosité. C'était pour en venir à une autre question, qui est fondamentale : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » C'est une question qui force les disciples à prendre une position claire par rapport à Jésus, à prendre conscience de qui il est vraiment dans leur vie. Non pas un homme quelconque, non pas un simple enseignant comme les nombreux rabbins de son époque, mais la personne qui donne un sens à leur vie et pour qui ils seraient prêts même à mourir. Lorsque Pierre a répondu : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », il révélait la nature profonde de l'homme pour qui lui, ainsi que ses compagnons, avaient tout quitté.

Par   Frère Clément du monastère de Kokoubou, Parakou, Bénin, le 24 août 2026 à 10h34 Durée 3 min.
#panis dei

Aujourd'hui, Notre-Seigneur pose cette même question à chacun d'entre nous : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Puis-je répondre comme Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? Si je le fais, cela signifie que je place le Christ à la première place dans ma vie. Dès lors, toutes mes actions, toutes mes pensées, tous mes désirs, et jusqu'à mon souffle, doivent être orientés vers lui. Je dois m'abandonner à lui pour que, désormais, il devienne celui qui me conduit en tout et partout.

Si le Christ occupe réellement la première place dans ma vie, alors ces autres paroles de Pierre deviennent miennes : « À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » Si le Christ est au centre de ma vie, cela change tout. Dès lors, je ne peux plus vivre comme si je ne l'avais pas rencontré ! Ma vie devient un devoir de témoignage. Car je suis véritablement un disciple du Christ si je suis témoin de son Nom chaque jour et en toutes choses, même à travers les souffrances et, s'il le faut, jusqu'à la mort. Mais personne ne peut témoigner du Christ sans la force qu'il donne. C'est pourquoi, Frères et Sœurs, demandons sans cesse cette force auprès de lui, par l'intercession de la Vierge Marie et des Saints, nos amis du Ciel. Amen !

Frère Clément Sobakin, Monastère Notre-Dame du Kokoubou, Parakou, Bénin.