La Nation Bénin...
Invité de l’émission télévisée “Face à l’Actualité, ce dimanche 18 octobre, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a présenté un projet industriel au service de la santé des enfants et des revenus des agriculteurs. Il a aussi précisé l’esprit de la réforme des six pôles de développement territorial et dressé un bilan positif des cinq premiers mois du président Romuald Wadagni.
Le Bénin va se doter d’une usine de production de suppléments nutritionnels dont la capacité pourra atteindre 9 000 tonnes par an. L’annonce a été faite dimanche 18 octobre par Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, au cours de l’émission télévisée “Face à l’Actualité”. Il y a également abordé la réforme des six pôles de développement territorial et le bilan des cinq premiers mois du président Romuald Wadagni.
Les enfants et les mères au cœur du projet
Le gouvernement a clairement affiché ses priorités. « La cible, ce sont les enfants pour leurs 1000 premiers jours et ce sont les femmes enceintes et allaitantes», a déclaré le porte-parole, avant d’ajouter : « Nous allons avoir la possibilité d’impacter encore plus d’enfants. » Les mille premiers jours de la vie constituent une période cruciale pour le développement de l’enfant et, au-delà, pour le capital humain du pays.
Le projet s’inscrit dans la continuité d’une politique déjà en place : la supplémentation nutritionnelle associée au programme des cantines scolaires. L’usine permettra d’élargir significativement le nombre de bénéficiaires et de favoriser le développement cognitif et intellectuel des enfants béninois.
Produire au Bénin, avec des matières premières locales
Le projet traduit aussi une volonté politique affirmée de souveraineté alimentaire et industrielle. Les importations seront remplacées par une production entièrement locale. « Au lieu d’importer tout, nous allons le faire ici à base de nos produits. Donc on va apporter aussi du revenu à nos agriculteurs », a expliqué M. Houngbédji. La production sur place doit permettre de réduire les coûts et d’offrir un meilleur rapport qualité-prix.
Les agriculteurs béninois, appelés à fournir les matières premières, en seront les premiers bénéficiaires économiques, avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de l’usine. Le gouvernement fait ainsi du « Produire local » un levier concret pour dynamiser l’agriculture nationale.
L’annonce marque un tournant dans l’approche de la nutrition infantile. En adossant la politique de santé à une production nationale, le gouvernement relie trois objectifs souvent traités séparément : la santé des enfants, l’autonomie industrielle du pays et les revenus des campagnes. La capacité annoncée, jusqu’à 9 000 tonnes par an, donne la mesure de l’ambition.
Six pôles pour rapprocher la croissance des citoyens
Le ministre a ensuite précisé la nature de la réforme des six pôles de développement territorial. « Il ne s’agit pas d’une réforme administrative, encore moins d’une réforme de la décentralisation. C’est une réforme économique […] », a-t-il affirmé.
La réforme vise à rapprocher la croissance des citoyens et à l’accélérer dans les territoires, en transposant la dynamique nationale au niveau local, « dans les lieux de vie » des populations. Le gouvernement fait le choix de l’équité et de l’impact local. « L’objectif est de promouvoir un développement équilibré des territoires, tout en simplifiant un certain nombre de tâches », a souligné le porte-parole, qui a insisté sur la réduction des disparités entre régions et l’allègement des démarches sur le terrain.
La précision apportée par le porte-parole lève toute ambiguïté : l’organisation administrative et la décentralisation ne sont pas concernées. La réforme agit sur un autre plan, celui de la répartition de l’effort de développement entre les régions.
Cette réforme concrétise un engagement du chef de l’État: « L’ambition est avant tout de concrétiser l’engagement pris lors de la campagne électorale : amplifier, au cours du septennat, la dynamique de développement […]. » Le septennat 2026-2033 de Romuald Wadagni met ainsi le cap sur un développement équilibré.
Cinq mois de confiance
Au terme des cinq premiers mois de mandat, le porte-parole a fait état d’un climat très positif. Lors des tournées gouvernementales, a-t-il indiqué, l’optimisme et la satisfaction sont au rendez-vous, et les Béninois partagent le sentiment que le pays s’est engagé dans une dynamique de développement irréversible. Cette adhésion repose, selon lui, sur des résultats visibles sur le terrain et sur la politique de redistribution des fruits de la croissance engagée dès les premiers mois par le chef de l’État.
Pour le porte-parole, cette dynamique tient à l’inclinaison sociale des décisions prises depuis cinq mois, dans une transition qui prolonge les acquis des dix années précédentes. La redistribution des richesses, a-t-il souligné, est le moteur de la confiance populaire et la preuve que les promesses se concrétisent. La continuité avec les réussites des dix dernières années est assumée, et l’ambition affirmée: « nous ne ferons pas moins». Le ministre a conclu sur un message de confiance et d’unité nationale, en saluant un peuple béninois engagé, convaincu que le travail collectif paie.