La Nation Bénin...
À l’approche de la Journée
africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet, la Fondation
Mo Ibrahim vient de publier une analyse préliminaire sur l’état de la
gouvernance en Afrique entre 2016 et 2025.
Basée sur les données de
l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2026, attendu le 31 octobre
prochain, l’étude révèle que les progrès dans la lutte contre la corruption
restent lents et inégaux. Le score moyen du continent s’est légèrement amélioré
depuis 2020, mais les performances se sont détériorées dans 28 pays,
représentant près de 59 % de la population africaine. La Fondation souligne que
la lutte contre la corruption doit mobiliser l’ensemble des acteurs tels que
les gouvernements, les entreprises, les intermédiaires et partenaires
extérieurs. Si le secteur privé enregistre les avancées les plus notables, le
secteur public demeure marqué par une stagnation persistante.
Les Seychelles affichent la
plus forte progression et partagent la première place avec le Rwanda, tandis
que le Soudan du Sud ferme le classement. L’analyse note également un
affaiblissement de la confiance du public dans l’efficacité des actions anticorruption.
Pour la Fondation Mo Ibrahim, ces résultats rappellent l’urgence de renforcer
la gouvernance, la transparence et la responsabilité collective afin de
consolider les progrès réalisés sur le continent.
Lutte contre la corruption en Afrique