La Nation Bénin...
Simon Pierre Adovelandé appelle à une
refondation ambitieuse du partenariat entre le Bénin et la Chine, en le
recentrant sur la transformation économique et le renforcement des capacités
productives nationales. Il l’a martelé vendredi dernier lors d’un séminaire
consacré à la célébration du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois et
du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique.
S’appuyant sur son expérience diplomatique en Chine, il a souligné que le modèle chinois ne se limite pas aux infrastructures ou à la croissance, mais repose sur une méthode fondée sur la planification à long terme, la discipline de l’action publique et la mobilisation des ressources humaines.
Il a également insisté sur le rôle de l’État stratège, capable de définir des priorités claires et de structurer l’économie. Dans cette logique, le Bénin doit évoluer d’une économie de consommation vers un espace de production, de transformation et d’exportation.
Sur le plan commercial, il a rappelé qu’en 2024, les échanges sino-béninois ont atteint environ 1,1 milliard de dollars, avec un fort déséquilibre en faveur des importations chinoises. Pour lui, ce constat appelle une réponse : produire davantage localement.
Il a salué l’initiative chinoise du tarif zéro pour les produits africains, qu’il considère comme une opportunité, à condition que le Bénin améliore sa compétitivité, ses normes et sa logistique.
Enfin, il a identifié cinq priorités, à
savoir : l’industrialisation agroalimentaire, la formation technique, la
connectivité logistique, la transition écologique et la coopération
scientifique et culturelle. Il a conclu en appelant à un partenariat fort mais
lucide, fondé non sur la dépendance, mais sur le renforcement des capacités
nationales et la coproduction de valeur.
Simon Pierre Adovolandé