La Nation Bénin...
A la veille de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce mardi 8 septembre, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Adéyèmi Clément Kouchadé, réaffirme l’engagement du gouvernement béninois en faveur d’une éducation inclusive et accessible à tous. Dans un message délivré lundi 7 septembre, il a mis en avant le rôle de l’alphabétisation dans l’autonomisation des populations, la protection de l’environnement et la prospérité économique.
Instituée par l’Unesco en 1966 et célébrée depuis 1967, la Journée internationale de l’alphabétisation marque cette année son 60e anniversaire. L’édition 2026 est placée sous le thème « Alphabétisation pour les personnes, la planète et la prospérité ». Une thématique qui, selon le ministre Clément Kouchadé, invite à mieux comprendre les liens entre l’acquisition des compétences fondamentales, le bien-être des populations, la préservation de l’environnement et le développement économique. Pour le ministre, l’alphabétisation ne se limite pas à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul. Elle constitue, souligne-t-il, un levier de dignité humaine et de progrès social. Elle permet notamment aux citoyens de mieux comprendre leur environnement, de connaître et défendre leurs droits, d’assumer leurs responsabilités et de participer activement au développement de leurs communautés.
Malgré les avancées enregistrées dans le monde, le défi reste considérable. Selon les données citées par le ministre, l’Unesco estimait à au moins 739 millions le nombre de jeunes et d’adultes encore privés des compétences fondamentales en lecture et en écriture en 2024. Cette situation, relève Adéyèmi Clément Kouchadé, rappelle que la lutte contre l’analphabétisme demeure un défi mondial qui nécessite l’implication des États, des institutions, des collectivités et des communautés. Au Bénin, le gouvernement entend poursuivre les actions engagées pour améliorer l’accès à l’éducation et favoriser l’apprentissage tout au long de la vie. Une attention particulière est accordée à l’alphabétisation dans les langues nationales, considérée comme un moyen de rapprocher les apprentissages des réalités culturelles et linguistiques des populations. À travers les programmes conduits par la Direction de l’alphabétisation nationale et de la promotion des langues nationales, des milliers d’apprenants bénéficient chaque année de possibilités d’apprentissage adaptées à leurs besoins et à leur environnement. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer les centres d’alphabétisation, d’améliorer la formation des facilitateurs, de moderniser les outils pédagogiques et d’élargir l’accès aux programmes d’éducation non formelle.
Protection de l’environnement et numérique
Le thème de l’édition 2026 met également en évidence le rôle de l’alphabétisation dans la protection de la planète. Pour le ministre, des citoyens disposant de compétences fondamentales sont mieux outillés pour comprendre les enjeux liés au changement climatique, à la pollution, à la dégradation des écosystèmes et aux catastrophes naturelles. Dans les communautés, l’alphabétisation peut ainsi contribuer à l’adoption de meilleures pratiques agricoles, à une gestion plus responsable des ressources naturelles et à la protection des forêts, des cours d’eau et des zones côtières. L’éducation dans les langues nationales apparaît, dans cette perspective, comme un outil permettant de mieux transmettre les connaissances et les comportements favorables au développement durable. L’alphabétisation est également présentée comme un facteur de prospérité économique. « Une population alphabétisée est une population plus productive, plus créative et plus résiliente », soutient le ministre. Dans son message, Adéyèmi Clément Kouchadé a accordé une place particulière aux femmes et aux jeunes filles. Il a rappelé qu’une femme alphabétisée est davantage en mesure de contribuer à la santé de sa famille, à la réussite scolaire de ses enfants et au développement économique de sa communauté. Le gouvernement entend donc continuer à soutenir les initiatives destinées à faciliter l’accès des femmes et des jeunes filles aux programmes d’alphabétisation et de formation. Les jeunes ne sont pas du reste. Dans un contexte marqué par la révolution numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, le ministre estime que les compétences fondamentales demeurent indispensables. Les technologies numériques, relève-t-il, doivent être davantage mises au service de l’inclusion éducative, afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier des nouvelles possibilités d’apprentissage.
À la veille des manifestations officielles prévues sur l’ensemble du territoire national, le ministre a appelé les élus locaux, les organisations communautaires, les responsables administratifs, les enseignants, les apprenants et les partenaires au développement à participer massivement aux différentes activités. Il a également salué la contribution des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, des collectivités territoriales, des autorités locales et des leaders communautaires à la lutte contre l’analphabétisme. Des félicitations ont été adressées aux formateurs, animateurs, superviseurs et encadreurs engagés sur le terrain. Pour le ministre, la célébration de cette journée doit surtout permettre de renouveler l’engagement collectif en faveur de l’éducation et du développement humain. L’ambition affichée est de faire de l’alphabétisation un instrument de paix, de cohésion nationale, de développement durable et de prospérité partagée.
Adéyèmi Clément Kouchadé, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle