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Supposée implication dans la mutinerie au Niger: Cotonou répond aux accusations de Niamey

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Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement

Le Bénin rejette une nouvelle fois toute implication dans les événements récents au Niger. Interpellé sur les accusations formulées depuis Niamey, vendredi 4 septembre à Cotonou, Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, réaffirme la position de l’Exécutif béninois à savoir que le Bénin n’entend pas déstabiliser son voisin et souhaite la normalisation des relations entre les deux pays.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 07 sept. 2026 à 06h48 Durée 3 min.
#Accusations du Niger

Le gouvernement béninois veut tourner la page des accusations récurrentes de Niamey contre Cotonou. Intervenant, vendredi 4 septembre, lors de ses échanges avec les médias à Cotonou, Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, a été invité à réagir aux nouvelles allégations faisant état d’une implication du Bénin dans la récente mutinerie au Niger. Sans s’attarder sur les détails de ces accusations, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé la position constante du gouvernement béninois. Pour lui, ces allégations ne sauraient détourner le gouvernement de ses priorités, notamment l’action en faveur du développement du pays. « Je sais que personne, raisonnablement, ne croit aux allégations qui ont été formulées contre le Bénin », a déclaré Wilfried Léandre

Houngbédji, estimant que les citoyens béninois attendent avant tout de leur gouvernement qu’il se consacre davantage à l’œuvre de développement.

« Le Bénin n’est pas l’ennemi du Niger »

Au-delà de la polémique, le ministre porte-parole dit vouloir croire à une évolution positive des relations entre les deux pays. « La conviction du gouvernement, c’est qu’à un moment ou à un autre, nos frères du Niger comprendront que le Bénin n’est pas leur ennemi et que les relations vont se normaliser », a-t-il affirmé. Cette normalisation, à l’en croire, reste souhaitable au regard des liens historiques et humains qui unissent les populations des deux pays. Le ministre rappelle que le Bénin n’a aucun intérêt à voir son voisin déstabilisé. « Pour les mêmes raisons qui ont fait qu’hier nous avons été contre la déstabilisation du Niger, nous sommes contre la déstabilisation du Niger aujourd’hui et nous le serons demain », a-t-il martelé. Une position que le porte-parole inscrit dans une logique de solidarité entre les peuples. « Ce sont nos frères, ce sont nos parents, les populations sont les mêmes de part et d’autre des frontières et nous avons vocation à coexister pacifiquement pour le bien de nos pays, pour le bien de nos populations », a-t-il ajouté.

Face à la persistance des accusations, le gouvernement béninois entend ainsi maintenir une ligne de conduite fondée sur la non-déstabilisation et la coexistence pacifique. Pour Cotonou, les différends entre les deux États ne doivent pas remettre en cause les liens entre les populations. Wilfried Léandre Houngbédji assure que cette philosophie demeure au cœur de la position béninoise. Il espère surtout qu’elle permettra d’éviter la répétition des accusations mettant en cause le Bénin dans des manœuvres visant à déstabiliser le Niger.

« J’espère qu’on ne reviendra pas nous dire encore demain, après-demain, que le Bénin manœuvre pour des objectifs du genre de ce qui a été évoqué et dans lesquels, évidemment, nous ne nous retrouvons nullement », a-t-il conclu. le gouvernement béninois réaffirme donc son rejet de toute implication dans une quelconque entreprise de déstabilisation du Niger et maintient son souhait de voir les relations entre Cotonou et Niamey revenir à la normale.