La Nation Bénin...
Les épreuves écrites du Baccalauréat, session de juin 2026, ont pris fin ce mercredi 17 juin. Au Collège Catholique Père Aupiais de Cotonou, comme dans d’autres centres de composition, l'ambiance était au soulagement pour les candidats, au bilan pour les responsables de centres, et déjà aux grandes questions d'avenir pour les parents d'élèves.
Ouf de soulagement, dirait-on. Après trois jours d'efforts, les visages des candidats qui sortent du Collège Catholique Père Aupiais de Cotonou affichent de grands sourires. Devant le portail, les élèves se serrent entre les bras, heureux d'avoir fini ce marathon stressant. Chez Ance Aïssi, candidat au Bac C, c'est la confiance qui domine. « Je trouve que ce n'était pas mal et que c'était très abordable », confie-t-il. Selon lui, les épreuves étaient tout à fait gérables. « Surtout quand on compare aux examens blancs diocésains et départementaux, c'étaient des épreuves vraiment abordables », estime-t-il, l’air confiant. Même si l’Histoire-Géographie et les Mathématiques ont été un peu plus corsées, l'heure est maintenant au repos. Aux alentours du centre, de nombreux parents attendent pour ramener leurs enfants à la maison. Pour eux, le Baccalauréat est aussi une épreuve pour les familles, qui doivent gérer le stress, l'organisation et surtout les dépenses. Charles, père d'un candidat, raconte ce quotidien difficile. « Le Bac, c'est un examen capital. Cela engendre assez de stress, mais nous y faisons face avec beaucoup de foi, de prières et d'organisation pour accompagner les enfants ». En plus du soutien moral, l’effort financier est énorme. « C'est vrai qu'il y a assez d'engagement financier, de moyens et de stress, mais on a la force pour ça. Il faut mettre le nécessaire pour qu'à la fin, la joie soit au top », explique-t-il, déjà prêt à se sacrifier pour les études supérieures de son fils.
Du côté des responsables du centre du Collège Père Aupiais de Cotonou, on est satisfait du travail accompli. Adriana Rosette Florentine, la Chef centre, dresse un bilan très positif. « Je peux dire qu'en général, tout s'est bien passé. Il n'y a pas eu d'incident majeur pendant la composition. Donc, je rends grâce à Dieu », confie-t-elle. Concernant les chiffres, elle précise que le centre a accueilli 166 filles et 236 garçons, avec un total de 12 absents sur les trois jours. Maintenant que les épreuves écrites sont terminées, l'étape des corrections va s'ouvrir. La Chef centre invite d'ailleurs les correcteurs à la rigueur. « Toutes les personnes qui sont impliquées dans ce travail ont besoin de nos prières pour qu'elles travaillent sérieusement et avec conscience. Parce que même si les enfants ont bien travaillé pendant la phase écrite, il faut que les copies soient bien corrigées et les notes bien reportées pour qu'ils aient de bons résultats », a-t-elle souligné. Les copies désormais entre les mains des correcteurs, les salles de composition retrouvent progressivement leur calme. Mais pour les candidats et leurs familles, l’attente commence réellement. Entre projections de moyennes, projets d’études supérieures et espoir de voir les efforts récompensés, tous ont désormais les yeux tournés vers le verdict final.