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Les épreuves du Baccalauréat 2026 démarrent ce lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire. En attendant, l'heure est aux dernières révisions. Entre séances de soutien, fiches de synthèse, exercices intensifs et nuits écourtées, enseignants et élèves se mobilisent pour franchir avec succès l'ultime étape de l'enseignement secondaire.
Dans les salles de classe du collège Sainte Félicité d'Abomey et de plusieurs établissements de la région, l'ambiance a changé. Les bavardages habituels ont laissé place aux discussions sur les sujets probables, aux révisions collectives et aux conseils de dernière minute sur l’examen du Baccalauréat 2026. A cette veille de l'examen, chacun mesure l'importance de l'enjeu.
Depuis plusieurs semaines, les enseignants multiplient les initiatives pour mettre les candidats dans les meilleures conditions. Cours de renforcement, travaux dirigés, simulations d’épreuves et accompagnement personnalisé rythment le quotidien de ces pédagogues qui refusent de voir leurs élèves partir à l'examen avec des lacunes. A Sainte Félicité d'Abomey, Patrice Agossou, enseignant d'Histoire-Géographie, fait partie de ceux qui ne ménagent ni leur temps ni leur énergie. « Notre rôle est de rassurer les élèves et de consolider leurs acquis dans ces derniers moments. Nous avons terminé le programme depuis plusieurs semaines. Aujourd'hui, nous sommes dans la phase des révisions ciblées et de la méthodologie », explique-t-il. Dans son sac, des dizaines de fiches de synthèse qu'il distribue aux candidats. Son objectif est de permettre aux élèves d'aller à l'essentiel sans se disperser.
Même engagement chez le professeur d'anglais Victor Noutahi. Depuis la fin des cours officiels, il anime des séances de révision supplémentaires. « Nous insistons beaucoup sur les exercices types du Bac. Les élèves ont besoin d'être mis en situation réelle pour gagner en confiance », souligne-t-il. Pour lui, la réussite repose autant sur les connaissances que sur la gestion du stress. Les enseignants de mathématiques, de sciences physiques et de philosophie ne sont pas en reste. Plusieurs d'entre eux continuent d'assurer des séances bénévoles afin d'aider les candidats à combler leurs insuffisances. Au Collège d’enseignement général de Kansounkpa dans la commune d’Abomey-Calavi, le surveillant général Eli Ola est devenu l'un des principaux soutiens des candidats. « Beaucoup d'élèves arrivent à cette période avec de l'anxiété. Nous essayons de les accompagner moralement, de leur rappeler qu'ils sont capables de réussir », confie-t-il. Chaque semaine, il organise des rencontres avec les délégués de classe pour faire le point sur les besoins des élèves et identifier ceux qui nécessitent un suivi particulier.
Entre stress et détermination
Selon le surveillant général Eli Ola, la réussite au Bac se construit autant dans les salles de cours que dans l'encadrement quotidien. Face à cette mobilisation des enseignants, les candidats répondent présents. Les journées s'allongent et les nuits raccourcissent. A 18 ans, Oussa Ferdinanda, élève en Terminale, passe désormais une grande partie de son temps à réviser. «Je me couche rarement avant minuit. J'ai établi un programme de travail par matière pour ne rien oublier. C'est fatigant, mais je veux réussir au premier coup», affirme-t-elle. Jacquie, 19 ans, candidate en série D, consulte régulièrement des ressources pédagogiques en ligne. « Internet nous aide beaucoup. Je regarde des corrigés, des vidéos explicatives et des exercices. Cela complète ce que nous faisons en classe », explique-t-elle. Pour elle, le Baccalauréat représente bien plus qu'un simple examen. « C'est la porte vers l'université et vers mon avenir professionnel », dit-elle. Tous les candidats ne disposent pourtant pas des mêmes conditions de travail. Fernande Nassara, élève en classe de Première, observe avec admiration les candidats au Bac. Elle sait déjà ce qui l'attend l'année prochaine. « Entre les tâches ménagères et les études, il faut beaucoup d'organisation. Certaines filles travaillent à la maison avant même d'ouvrir leurs cahiers », raconte-t-elle. Un constat partagé par Rodrigue Dossou, candidat libre de 23 ans rencontré dans un centre de révision à Abomey. Après plusieurs années d'interruption, il a décidé de reprendre ses études. « Je travaille dans un atelier de menuiserie la journée et je révise le soir. Ce n'est pas facile, mais je veux obtenir ce diplôme pour améliorer ma situation », confie-t-il.
Même détermination chez Grâce Kpohouenou, 20 ans, candidate en Terminale G2. « Le stress est présent, mais nous savons pourquoi nous faisons tous ces sacrifices. Le Bac peut changer beaucoup de choses dans une vie », souligne-t-elle. A quelques jours des premières épreuves, l'espoir se lit sur les visages. Les enseignants continuent de prodiguer leurs derniers conseils: bien gérer son temps, dormir suffisamment, éviter les révisions denses de dernière minute et garder confiance. Dans les établissements, chacun sait que les résultats dépendront des efforts consentis tout au long de l'année. Mais une chose est certaine, derrière chaque candidat se cache souvent un enseignant qui a donné le meilleur de lui-même pour l'accompagner.
A la veille du Baccalauréat 2026, cette chaîne de solidarité entre éducateurs et apprenants rappelle que la réussite scolaire demeure avant tout une aventure collective, nourrie par le travail, la discipline et l'espérance.
Les candidats se mettent dans les meilleures conditions pour affronter le baccalauréat