La Nation Bénin...
La propreté dans les réfectoires et lieux d’aisance au sein des établissements scolaires, est un droit absolu des apprenants. Mais ce droit à la santé est souvent bafoué dans plusieurs écoles. Pour parer à ce manquement, Amnesty international Bénin a lancé, ce mercredi 18 mars à Cotonou, une initiative qui ambitionne de responsabiliser et sensibiliser davantage les acteurs sur le sujet.
Dans de nombreux établissements scolaires béninois, le défaut d’hygiène dans les réfectoires et lieux d’aisance expose les apprenants à divers risques sanitaires. L’absence d’hygiène dans ces lieux constitue une violation de leur droit à la santé en milieu scolaire.
Pour adresser le problème, Amnesty international Bénin a lancé le projet « Promotion du droit à la santé en milieu scolaire par l’hygiène dans les réfectoires et les lieux d’aisance ». L'objectif global de cette initiative est de contribuer à l'amélioration de la santé scolaire par l'hygiène dans les réfectoires et les lieux d'aisance dans les collèges, lycées et centres de formation partenaires de l’Ong.
L’initiative prévoit en priorité la réalisation d’une étude sur l’état du dispositif d'hygiène et de restauration existant dans les établissements ciblés. L’étude verra en même temps la corrélation entre la santé des élèves et l'hygiène dans les écoles et centres de formation. Les initiateurs prévoient aussi de sensibiliser les gestionnaires de cantines, les parents d'élèves et les élèves aux meilleures conditions d'hygiène dans les collèges et lycées.
« Le troisième objectif spécifique ici sera de plaider pour la rénovation des réfectoires, infirmeries, toilettes, respectueux des droits humains et de l'activité humaine. Ici, nous allons plaider pour que dans les lycées et collèges, en fonction de l'étude qu'on aurait réalisée, les collèges qui auraient besoin de rénovation puissent faire la rénovation et ceux qui n'en ont pas du tout, on pourra plaider pour la construction non seulement des réfectoires mais aussi d’infirmeries et de toilettes respectueux des droits humains et de l'activité humaine », précise Alida Sounlin, membre de Amnesty international Bénin.
Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de l’Ong, rappelle que l’organisation a remarqué dans ses clubs scolaires dans les 68 collèges et lycées partenaires, qu’en plus d’évoquer des sujets théoriques, elle doit toucher à ces réalités que vivent les apprenants. Ce qui justifie la naissance de cette initiative.
Après José Hounvenou, directeur du Ceg Davié, qui apprécie cette nouvelle initiative et témoigne des impacts positifs des clubs scolaires sur la vie et le comportement des apprenants, Emmanuel Badou, point focal de l’Ong au niveau du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, appelle les acteurs à agir ensemble pour la réussite de l’initiative. « Le projet que nous lançons ce jour est une réponse à un besoin. La satisfaction de ce besoin doit passer par des actions : harmoniser les outils d'intervention pour la promotion du droit à la santé, renforcer les voies et moyens de rendre plus sain et plus vivable l'environnement du travail des apprenants, s'assurer que chaque apprenant devienne lui-même un ambassadeur de l'hygiène dans sa communauté. Il importe alors d'agir ensemble pour la réussite de ce projet, terreau du succès scolaire de nos apprenants et qui demandera beaucoup d'engagement sur le terrain », affirme-t-il, rappelant que l'hygiène en milieu scolaire n'est pas une option, mais une exigence de dignité.
Alain C. Degan, directeur adjoint de cabinet, représentant la ministre, rappelle que d’autres défis liés aux droits à la santé des apprenants sont en train de trouver solutions, notamment dans les nouveaux plans architecturaux de construction des infrastructures scolaires retenus par le gouvernement. Il salue l’engagement constant de l’Ong en faveur de la promotion et de la compréhension des droits humains, notamment en milieu scolaire. Il convie l'ensemble des acteurs à s'approprier pleinement l’initiative et contribuer efficacement à sa mise en œuvre pour des résultats probants.
Les parties prenantes à l’initiative s'engagent à promouvoir l’hygiène dans les réfectoires et les lieux d’aisance