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Cour suprême : Victor Adossou honore la chanteuse de l'hymne national en Dendi

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La montée des couleurs à la Cour suprême a été marquée par un hommage à Amy-Mako, interprète de l'hymne national en dendi La montée des couleurs à la Cour suprême a été marquée par un hommage à Amy-Mako, interprète de l'hymne national en dendi

La montée des couleurs, ce lundi 3 août, à la Cour suprême a connu l’exécution de l’hymne national en Dendi par l’artiste chanteuse Amy-Mako qui a interprété « L’Aube nouvelle» dans cette langue lors du défilé du 66e anniversaire de l’indépendance à Cotonou. L’exécution de l’hymne national en langues locales est une tradition chaque premier lundi du mois à la haute juridiction à Porto-Novo.   

 

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 04 août 2026 à 06h55 Durée 2 min.
#Fête de l'indépendance du Bénin #hymne national

La Cour suprême a donné un nouveau ton à sa traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, ce lundi 3 août. L’hymne national "L’Aube Nouvelle" a retenti en langue Dendi, à la demande du président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. L’interprétation a été faite par l’artiste chanteuse Amy-Mako qui a traduit l’hymne national dans cette langue lors du défilé du 66e anniversaire de l’indépendance à Cotonou. L’initiative du président de la Cour suprême s’inscrit dans la nouvelle dynamique développée au niveau de l’institution depuis quelques années, celle de faire chanter chaque premier lundi du mois l’hymne national dans les langues locales. Jusqu’ici la haute juridiction a toujours fait l’exercice de l’hymne national en langue Fon en attendant la maîtrise en Adja. Le président de la Cour suprême a saisi l’occasion de la bonne prestation de l’artiste Amy-Mako au défilé du 1er août passé pour l’inviter à exécuter l’hymne national en Dendi à la cérémonie des couleurs de ce lundi. "Il faudrait que désormais nous fassions tout en Dahoméen. Dahoméen de l'époque, aujourd'hui Béninois. Que nous parlions nos langues nationales, que nous chantions en langue nationale", a indiqué Victor Dassi Adossou.

Au-delà de la symbolique linguistique, le président de la Cour suprême a rappelé la profondeur de l’indépendance du 1er août 1960 et la pensée du président Hubert Maga, sous qui l’indépendance a été proclamée. Pour lui, 66 ans après, l’indépendance se décline au quotidien. "Être indépendant, c'est penser par nous-mêmes. Être indépendant, c'est nous développer nous-mêmes. Être indépendant, c'est manger béninois. Être indépendant, c'est rire en Béninois. Être indépendant, c'est chanter et danser en béninois". C’est dans cette logique que "ce matin, notre hymne national a été chanté en langue locale Dendi, précise-t-il. Le président Victor Dassi

Adossou a ensuite lié cette célébration à la mission fondamentale de la Cour suprême. L’indépendance, dit-il, est "un moment de renouvellement de notre engagement" à servir la nation "avec détermination, avec foi, avec courage".

Le sens de l’indépendance précisé

Selon lui, depuis la Conférence des forces vives de la nation, le Bénin a opté pour l'État de droit et la démocratie pluraliste. « Il n'y a pas de démocratie qui ne soit soutenue par un État de droit. Et il n'y a pas un État de droit sans une justice qui fonctionne, une justice indépendante, une justice efficace", a souligné Victor Dassi Adossou. Les magistrats, à l’en croire, sont sur un front très sensible de la construction nationale. "En disant le droit de la meilleure des façons, nous rendrons justice aux peuples de ce pays dans leur diversité. En disant le droit comme cela se doit, nous faisons de l'unité nationale, nous faisons de la fraternité nationale des réalités vivantes dans notre pays", a rappelé le président de la Cour suprême. "C'est là le sens de l'indépendance : travailler, travailler et travailler pour le bien collectif, pour la nation, pour le développement de ce pays qui désormais ne compte que sur lui-même d'abord", a insisté Victor Dassi Adossou.