La Nation Bénin...
Réuni lors de la troisième session ordinaire, vendredi 31 juillet dernier, le Conseil communal de Cotonou a adopté à l'unanimité le rapport d'activité du maire Luc Gnacadja, couvrant la période d'avril à juin 2026. À l'ouverture des travaux, l’autorité municipale a défendu un bilan trimestriel axé sur la mise en place des fondations solides devant soutenir « l’édifice » et appelé les élus à accélérer la transformation de la ville.
Le Conseil communal de Cotonou a validé à l'unanimité, lors de sa troisième session ordinaire, le rapport d'activité du maire Luc Gnacadja pour le compte du deuxième trimestre de l’année en cours.
Présentant le rapport aux conseillers, le maire a estimé que les trois premiers mois d'exercice ont permis de poser les bases politiques, administratives, techniques et partenariales nécessaires à la mise en œuvre du projet de mandature « Cotonou 2026-2033 : Changer d'échelle ».
« Nous avons posé des fondations. Le temps de bâtir dessus est venu, le temps d'accélérer est venu », a déclaré le maire, rappelant que les citoyens attendent des résultats concrets.
Selon Luc Gnacadja, le rapport fait ressortir cinq enseignements majeurs. La transformation de la gouvernance municipale, la continuité du service public tout en préparant sa modernisation, la construction d'une administration plus performante, les premiers effets de la vision stratégique sur les partenariats et, enfin, l'entrée dans une nouvelle phase de mise en œuvre du projet de mandature.
Au cours du trimestre écoulé, en effet, la municipalité a notamment renforcé ses outils de gouvernance avec l'adoption du projet de mandature, d'un nouveau règlement intérieur du Conseil communal, de mécanismes de pilotage stratégique et d'une gouvernance davantage ouverte à la participation citoyenne.
Le maire a également mis en avant la continuité des services municipaux, notamment le fonctionnement des services d'état civil dans les treize arrondissements, les actions de prévention des inondations, les dispositions prises pour permettre aux candidats aux examens de composer malgré les intempéries, ainsi que le suivi rapproché de plusieurs chantiers communaux.
Sur le plan administratif, la mairie poursuit ses réformes avec la mise en œuvre progressive de la gestion électronique des courriers, la transformation numérique de l'administration et l'instauration d'une culture de performance fondée sur des critères mesurables.
Luc Gnacadja s'est également félicité du regain d'intérêt des partenaires techniques et financiers pour Cotonou. Il a cité la signature d'un protocole d'entente avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), les échanges engagés lors des Boad development days ainsi que de nouvelles perspectives de coopération avec plusieurs institutions internationales, dont l'Unicef.
Pour la suite de la mandature, le maire a annoncé le déploiement du projet de mandature dans les treize arrondissements afin d'identifier les priorités locales qui alimenteront le budget primitif 2027. « Le changement d'échelle ne se décrète pas. Ce n'est pas une incantation, c'est une obligation », a-t-il affirmé, appelant l'administration municipale à accélérer sa transformation et à abandonner les anciennes pratiques.
En ouvrant officiellement les travaux de la session, le maire a exhorté les conseillers au respect de la ponctualité et de la discipline collective. « Le train du développement n'attend pas les retardataires », a-t-il lancé, convaincu que la réussite du projet communal « ne sera ni le résultat d'une décision isolée, ni celui d'une action spectaculaire», mais reposera sur « un travail patient, cohérent et conduit dans la durée ».
Le rapport de Luc Gnacadja fait ressortir cinq enseignements majeurs