La Nation Bénin...
Pour la première fois, la ville de Parakou a accueilli un séminaire intensif d’arbitrage associé à une initiation au Body Taekwondo, les 1er et 2 août 2026. Organisée par la Fédération béninoise de taekwondo (Fbtkd) sous la conduite du Grand Maître Engelbert Agboton, venu de France, cette activité a permis aux acteurs du septentrion de se familiariser avec les récentes évolutions des règles internationales et de découvrir une discipline en plein essor.
Un souffle de modernisation a traversé le taekwondo béninois dans le septentrion du Bénin le week-end dernier à Parakou. Pratiquants, maîtres, juges et arbitres issus des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga ont bénéficié d’une session de recyclage de haut niveau. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le bureau exécutif de la Fédération béninoise de taekwondo, présidé par le Dr Victorin Kougblenou, avec l’appui du Grand Maître Engelbert Agboton, expert international. Démarré le samedi 1er août par l’accueil officiel du formateur et une séance de travail avec les responsables de la Ligue régionale, le séminaire a pris fin le dimanche 2 août dans la cité des Kobourou. Les travaux ont porté sur les nouvelles dispositions réglementaires en compétition, les gestuelles officielles de l’arbitrage, l’organisation des pesées, le traitement des réclamations ainsi que l’utilisation de l’Assistance vidéo à l’arbitrage (IVR). Afin de joindre la pratique à la théorie, le directeur national de l’arbitrage, le Professeur Erick Azando, et le Grand Maître Agboton ont animé des études de cas et des exercices de simulation inspirés de situations réelles de compétition. « L’arbitrage évolue constamment et il est important que nos officiels soient au même niveau que les standards internationaux. Les réformes interviennent régulièrement et nous devons nous adapter », a indiqué le Grand Maître Engelbert Agboton. Il a également plaidé pour la mise à disposition d’équipements électroniques modernes pour l’organisation des compétitions de haut niveau. Le Professeur Erick Azando a, quant à lui, insisté sur la nécessité de renforcer le vivier d’arbitres dans les régions afin de répondre aux besoins observés lors des compétitions nationales.
Le Body Taekwondo, la grande découverte
Après les échanges techniques consacrés à l’arbitrage, les participants ont découvert le Body Taekwondo. Cette discipline associe mouvements chorégraphiques, musique et techniques de taekwondo sans contact dans une activité axée sur le bien-être physique et le renforcement cardiovasculaire. À près de 80 ans, le Grand Maître Engelbert Agboton a lui-même dirigé cette séance pratique. « Le Body Taekwondo procure du plaisir tout en permettant de travailler son endurance. C’est aussi un excellent moyen d’attirer vers nos clubs un public différent, notamment les parents qui accompagnent leurs enfants », a-t-il expliqué. Les participants n’ont pas caché leur satisfaction au terme des deux journées de formation. Diane Aloukoutou, athlète du club Team Academy Taekwondo de Parakou, dit avoir vécu une expérience enrichissante. « C’était une première pour moi. Le Body Taekwondo m’a permis de tester mon endurance tout en prenant du plaisir. Au niveau de l’arbitrage, j’ai découvert de nombreux concepts et procédures que je ne maîtrisais pas auparavant », a-t-elle confié. Même sentiment chez Latifou Laleye, ceinture noire 3e dan, qui a salué l’organisation de cette formation à Parakou. Selon lui, cette proximité a permis aux pratiquants du Nord de se former dans de meilleures conditions tout en réduisant les contraintes liées aux déplacements. À la clôture des travaux, Alfred Missinhoun, président de la Ligue Borgou-Alibori*,* a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de la Fédération béninoise de taekwondo et des formateurs. Il a assuré que les connaissances acquises seront rapidement mises à profit dans les clubs afin de renforcer la qualité de l’encadrement et de promouvoir davantage le taekwondo ainsi que le Body Taekwondo dans le septentrion.