La Nation Bénin...
A Sousse, à la veille du grand rendez-vous face à la Tunisie, les Guépards U23 affichent un visage loin de la crispation. La table est à peine débarrassée que le dîner de l’équipe nationale Espoir se transforme en petite scène de spectacle pour se déstresser.
A l’hôtel El Mouradi de Sousse où sont installés les Guépards U23, l’ambiance est au bon fixe avec un visage déstressant des joueurs. Au son de Wondo Biyeh de Siba Franco Junior après le dîner d’hier nuit, dimanche 27 septembre, les joueurs improvisent quelques pas de danse. Les rires fusent, les cris accompagnent la chorégraphie. Pendant quelques minutes, le football a cédé la place à la spontanéité.
En effet, à 24 heures de leur entrée en lice contre la Tunisie, dans le cadre de la manche aller des éliminatoires de la zone Afrique des Jeux olympiques, le groupe conduit par le technicien béninois Bruno Adoula respire la sérénité. Les visages sont détendus, les complicités bien visibles. Le groupe vit et le groupe rit. Une bonne humeur qui témoigne aussi de la cohésion construite depuis le début du stage. Mais chez les Guépards, la légèreté n’efface jamais la mission. Une fois la danse terminée, les joueurs se regroupent. Les sourires laissent place à un moment plus solennel. L’hymne national est entonné à l’unisson. Un rituel qui accompagne le quotidien de la sélection depuis le début du stage, chaque matin et chaque soir. Une manière simple de se rappeler la raison de leur présence à Sousse, défendre les couleurs du Bénin.
Le sélectionneur Bruno Adula Goudjo veille, lui aussi, à maintenir le rythme. Au cours des deux séances effectuées depuis l’arrivée en Tunisie, le sélectionneur a insisté sur la discipline et la nécessité de rester concentré sur l’objectif. « Nous sommes à Sousse pour faire un résultat », martèle le technicien béninois. Il veut voir ses joueurs prendre une option avant la manche retour, prévue le 5 octobre à Lomé. Ce lundi, place à la reconnaissance du terrain, après la conférence de presse d’avant-match. Puis viendra l’heure de vérité, ce mardi 29 septembre. Et là, le rire laissera alors définitivement place au combat.