La Nation Bénin...
Le décès brutal de Jesús de Miguel,
attaquant du CD Tenerife, survenu des suites d’un violent contact en fin de
match, pourrait avoir de lourdes répercussions judiciaires et sportives pour
Jesús Owono. Le gardien de but du FC Andorra se retrouve aujourd’hui au cœur
d’une tourmente judiciaire. Les autorités espagnoles ayant ouvert une enquête
approfondie pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce
drame.
Survenu dans les tout derniers instants de
la rencontre et voulant stopper une action offensive, le portier équato-guinéen
a quitté sa ligne et sa surface de réparation pour intervenir en percutant de
plein fouet son adversaire au niveau du visage. Victime immédiate d’un arrêt
cardiorespiratoire sur la pelouse, l’attaquant de 30 ans avait pu être ranimé
in extremis par les secouristes avant d’être évacué en urgence vers un centre
hospitalier. Malgré les efforts de l’équipe médicale, il a succombé à ses blessures.
Triste et touché par ce drame, le gardien a été vivement critiqué sur les
réseaux sociaux après la diffusion des images. Cependant, l’enquête montre pour
l’instant qu’il n’a pas fait exprès de blesser son adversaire.
Sur le plan disciplinaire, la Fédération
espagnole de football dispose de leviers réglementaires stricts face aux gestes
ayant des conséquences dramatiques. Les dispositions textuelles évoquées dans
ce dossier suggèrent qu’une suspension allant de quatre à douze rencontres
pourrait être prononcée à l’encontre du joueur. Même si l’article 103 du
règlement prévoit jusqu’à quinze matchs de suspension pour les gestes très
violents, il n’est pas certain qu’il s’applique ici puisque le choc a eu lieu
pendant une action de jeu normale.
En revanche, c’est devant la justice que
la situation devient beaucoup plus compliquée. La police espagnole a saisi le
dossier pour déterminer les responsabilités pénales éventuelles et le portier
devrait être auditionné dans les prochains jours. L’article 142 du Code pénal
espagnol punit l’homicide par imprudence d’une peine de prison pouvant
s’échelonner de un à quatre ans, assortie potentiellement d’une interdiction
d’exercer son activité professionnelle.
Interrogée par le quotidien sportif Marca,
l’avocate Blanca Alguacil a tenu à rappeler que le magistrat instructeur devra
analyser minutieusement l’ensemble des pièces du dossier et les circonstances
factuelles avant d’envisager des poursuites pénales. À l’heure actuelle, aucune
charge n’a été officiellement retenue contre le gardien, l’issue de cette
affaire restant suspendue aux conclusions de l’enquête policière et aux
arbitrages des autorités compétentes.
Football espagnol