La Nation Bénin...
A quelques heures du match face à l’Egypte, Gernot Rohr a livré, en conférence de presse d’avant-match, une analyse lucide et nourrie d’expérience. Le sélectionneur des Guépards du Bénin assume pleinement la dimension du défi qui attend son équipe, tout en refusant toute résignation face aux pronostics défavorables.
Interrogé en conférence de presse d’avant-match ce dimanche 4 janvier sur son parcours à la tête du Nigeria et sur son aventure béninoise, le technicien franco-allemand Gernot Rohr écarte toute comparaison hâtive. Les réalités structurelles, humaines et sportives diffèrent profondément. Pour autant, Gernot Rohr rappelle que le football sait parfois bousculer les hiérarchies établies. Il cite, à titre d’exemple, les exploits récents du Bénin, capable de battre le Nigeria pour la première fois en qualifications du Mondial malgré l’absence de matchs à domicile. Dans cette dynamique, éliminer l’Egypte constituerait, selon lui, un moment fondateur pour une sélection en pleine construction, articulée autour d’une jeunesse prometteuse encadrée par quelques cadres expérimentés.
Conscient de la puissance de l’adversaire, le patron du staff des Guépards observe avec attention le parcours des Pharaons, notamment leur qualification face à l’Afrique du Sud. Il appelle néanmoins de ses vœux à un match placé sous le sceau du fair-play, où l’arbitrage et l’assistance vidéo ne viendraient pas altérer l’esprit du jeu. Sans nier la supériorité théorique de l’Egypte, il préfère laisser le terrain trancher.
Adversaire de premier rang
Troisièmes de leur groupe, les Guépards du Bénin savaient qu’un adversaire de premier rang se dresserait sur leur route. Egypte ou Algérie, le choix n’existait pas. Gernot Rohr souligne également l’avantage de récupération dont a bénéficié l’Egypte, quand le Bénin livrait une bataille âpre face au Sénégal. Autant d’éléments qui renforcent le statut de favori des Pharaons. Mais loin de s’y résigner, le sélectionneur béninois revendique l’envie de déjouer les pronostics. Les valises sont encore à l’hôtel à Rabat, glisse-t-il avec malice. Le Bénin espère les laisser fermées encore un peu, porté par l’audace d’un groupe décidé à écrire une nouvelle page de son histoire.