La Nation Bénin...
Dans un témoignage explosif, le
journaliste d’investigation français Romain Molina lève le voile sur les
coulisses de la Confédération africaine de football (CAF). Il affirme, preuves
à l’appui, que le Maroc a été la cible de manœuvres déloyales et d’ingérences
politiques lors du récent jugement en première instance, bousculant ainsi le
narratif habituel sur l’influence marocaine au sein de l’institution.
Journaliste d’investigation français, Romain Molina fait de lourdes révélations sur les dernières décisions de la Confédération africaine de football, notamment celle rendue en première instance sur la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.
Après un tour dans les coulisses de l’instance, il clarifie que son analyse ne relève ni du sentiment « anti-marocain » qu’on lui prête parfois, ni d’un parti pris pro-Maroc, mais d’une lecture brute des faits. « Je vais dans le narratif de ce qui s’est vraiment passé en coulisses », explique-t-il. Selon lui, les faits sont têtus : lors de la phase de première instance, le Maroc n’a pas bénéficié de faveurs, mais a au contraire subi des interventions extérieures visant à nuire à ses intérêts. Pour le journaliste, le constat est sans appel : à ce stade de la procédure, les dirigeants marocains se sont tout simplement « fait avoir ».
Le cœur de la révélation de Molina repose sur un message envoyé par Augustin Senghor, membre influent du Comité exécutif de la CAF et ancien président de la Fédération sénégalaise, à Patrice Motsepe. Dans ce texte envoyé juste avant le verdict de la commission d’appel, Senghor s’inquiète d’une prétendue « réunion secrète » qui viserait à favoriser le Maroc au détriment du Sénégal.
Molina souligne ici une contradiction
majeure : si Senghor alerte le président de la CAF en privé sur ces manœuvres,
il reste muré dans le silence publiquement. Le journaliste s’interroge sur
cette stratégie du “pavé” envoyé dans l’ombre : « Si tu sais qu’il y a des
réunions secrètes, pourquoi tu ne sors pas le dire ? ». Cette démarche apparaît
alors comme une tentative de conditionner la décision de la commission d’appel
en jetant le discrédit par avance sur toute sentence favorable au Maroc.
La responsabilité de Patrice Motsepe
engagée
L’analyse de Molina place le président de la CAF, Patrice Motsepe, face à ses responsabilités de dirigeant. Le journaliste insiste sur le fait que Motsepe « ne peut plus dire publiquement qu’il n’est au courant de rien » dès lors qu’un membre de son propre Comité exécutif l’a formellement prévenu de ces tensions et de ces suspicions de corruption.
En révélant ces échanges, Romain Molina
démontre que l’ingérence contre le Maroc n’est pas une vue de l’esprit, mais
une réalité documentée qui a pollué le climat judiciaire de l’instance
panafricaine. Face au décor d’une institution où les décisions de justice
sportive semblent parfois être le terrain de jeu de luttes d’influence
diplomatiques souterraines, bien malin celui qui saura ce que nous réservent
les prochains jours à la CAF.
Romain Molina