La Nation Bénin...
Instructeur de taekwondo et ceinture noire 3ᵉ Dan, Abdoul Aziz Bangana dirige le club Ansar de Djougou. Dans cet entretien, il revient sur l’histoire du club, ses performances récentes et les difficultés auxquelles il fait face, tout en lançant un appel aux autorités pour un meilleur accompagnement du développement de cette discipline dans la Donga.
La Nation : Que faut-il retenir du club Ansar de Djougou ?
Abdoul Aziz Bangana : Le club Ansar de Djougou est un club de taekwondo qui a été créé en 2007 par feu Maître Gbadamassi Muhammed, ceinture noire 2ᵉ Dan, dont nous saluons la mémoire. Aujourd’hui, nous comptons une trentaine d’élèves inscrits aux entraînements. Notre ambition est d’accroître cet effectif afin de relever de nouveaux défis et de remporter de grandes compétitions.
Votre club enregistre divers résultats lors des compétitions fédérales et autres rendez-vous sportifs. Quelle analyse faites-vous de ces performances ?
Je considère ces performances comme satisfaisantes, dans la mesure où tous mes athlètes ont respecté les consignes tout au long de leurs combats. Toutefois, il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour nous démarquer et figurer parmi les références du taekwondo béninois. Pour atteindre ce niveau, nous avons intensifié les séances d’entraînement, instauré une discipline rigoureuse de groupe et travaillé en profondeur les nouvelles techniques de combat. J’accorde également une attention particulière à la motivation des enfants, en leur montrant qu’ils possèdent les capacités nécessaires pour remporter les compétitions.
Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?
Nous faisons face à plusieurs difficultés, notamment l’absence d’une salle d’entraînement dédiée au taekwondo dans la Donga, l’insuffisance d’équipements de combat pour les enfants et le manque de ressources financières pour accompagner les apprenants. A cela s’ajoutent les retards dans le paiement des mensualités par certains parents, ce qui complique la gestion du club. Par ailleurs, à Djougou, le football domine largement, même si, grâce à nos efforts, les populations commencent à s’intéresser progressivement à notre discipline.
Un appel à lancer aux autorités et à la Fédération ?
Je lance un appel sincère aux autorités de Djougou, au ministère des Sports ainsi qu’à la Fédération béninoise de taekwondo afin qu’ils nous accompagnent davantage. Nous avons besoin d’infrastructures adéquates, d’équipements modernes et d’un appui financier pour mieux encadrer les jeunes. Le taekwondo est un vecteur d’éducation, de discipline et d’insertion sociale. En soutenant notre club, c’est toute une jeunesse que l’on aide à s’épanouir et à porter haut les couleurs de notre région et du Bénin.
L’instructeur de taekwondo Abdoul Aziz Bangana sollicite l’accompagnement des autorités sportives