La Nation Bénin...

Trafic de cannabis : Le coursier attendait son colis, la police l’attendait aussi

Société
Un emballage qui, visiblement, n’a pas suffi à mettre la marchandise à l’abri des regards indiscrets. Un emballage qui, visiblement, n’a pas suffi à mettre la marchandise à l’abri des regards indiscrets.

Le coursier pensait sans doute effectuer une livraison comme une autre. Mais mardi 29 septembre, aux environs de 20 heures, son rendez-vous avec un colis pas comme les autres a tourné court. Les éléments du commissariat du 11e arrondissement de Cotonou l’attendaient de pied ferme.

Par   Isidore GOZO, le 30 sept. 2026 à 10h41 Durée 4 min.
#Trafic de cannabis

Tout commence par un renseignement faisant état d’une livraison suspecte au siège d’une compagnie de transport en commun. Les policiers se rendent rapidement sur les lieux, avec l’intention de recevoir le client à leur manière.

A son arrivée, le quinquagénaire n’a pas eu le temps de s’attarder. Il a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à récupérer un sac contenant dix boules soigneusement emballées dans du scotch jaune. Un emballage qui, visiblement, n’a pas suffi à mettre la marchandise à l’abri des regards indiscrets.

Une fois le sac ouvert dans les locaux du commissariat, le contenu a rapidement levé le voile sur sa véritable nature. Il s’agissait d’une herbe séchée présentant les caractéristiques du cannabis. Face aux enquêteurs, le mis en cause a finalement reconnu être impliqué dans la transaction.

Pour expliquer comment le colis était arrivé jusqu’à Cotonou, le quinquagénaire a livré sa version des faits. Selon ses déclarations, la marchandise aurait quitté Balanka, au Togo, avant d’être prise en charge à Bassila par un intermédiaire. Destination finale, Cotonou. Mais le voyage s’est arrêté plus tôt que prévu, avec une escale imprévue au commissariat. La pesée a finalement mis tout le monde d’accord. Le contenu du sac affichait 5 400 grammes, soit 5,4 kg de cannabis présumé.

Le coursier a été placé en garde à vue. La marchandise saisie et les autres pièces à conviction doivent être transmises aux services compétents de la Police républicaine pour la poursuite des investigations. Une livraison qui, cette fois, n’aura définitivement pas atteint son destinataire.