La Nation Bénin...
Réunis au sein de leur
syndicat, les travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse
(Onip) ont célébré ce vendredi 5 juin, en différé, la fête internationale du
travail. La rencontre a été marquée par la remise d’un cahier de doléances à la
direction générale et une communication axée sur le thème : « Agissons pour un
environnement de travail psychosocial sain ».
À cette occasion, la secrétaire générale du syndicat, Maryse Assogbadjo, a rappelé la portée historique du 1er mai, journée dédiée aux droits des travailleurs, fruit de longues luttes sociales. Elle a appelé à un dialogue social permanent et constructif pour l’amélioration des conditions de travail.
Tout en saluant certains efforts de l’administration, notamment la revalorisation de la prime de carburant, le syndicat estime que les avancées restent insuffisantes. Il réclame la mise en œuvre effective des mesures de revalorisation salariale attendues depuis 2022, la révision urgente de la convention collective en vigueur depuis plus de onze ans, ainsi que l’amélioration de la prime de nuit et la restauration de certaines indemnités suspendues.
Sur le plan des conditions de travail, les doléances portent sur l’assainissement des locaux, la lutte contre les inondations, l’acquisition de véhicules et la construction de forages. Le Syntra-Onip insiste également sur la modernisation des équipements de production, dont plusieurs machines sont jugées obsolètes, ainsi que sur le renouvellement du parc informatique.
Les services commerciaux, financiers et de production ont également exprimé des besoins liés à la performance, aux commissions, aux primes et aux équipements de travail.
En réponse, le directeur
général, Bertin Sowakoudé, a reconnu la pertinence des préoccupations et appelé
à leur intégration dans la planification budgétaire. Il a promis un traitement
progressif des doléances tout en évoquant les contraintes financières et la
nécessité de solutions concertées.
Fête du travail à l’ONIP