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Les travaux de réhabilitation de l’axe Djougou-Porga avancent, même si pour des usagers, il faut les accélérer pour réduire les déviations souvent poussiéreuses dans la zone de Pabégou et Copargo.
Les travaux de réhabilitation de la route Djougou-Natitingou-Porga longue de 185,20 km avancent à grands pas à la satisfaction des usagers de la route. L’entreprise en charge des travaux met les bouchées doubles pour finaliser ce chantier. Au regard de l’état de dégradation avancée de la route, sa reconstruction soulage plus d’un. De Djougou à Copargo en passant par Pabégou, les usagers de ce tronçon remarquent la présence de l’entreprise. Avec son équipe, elle s’affaire. Il faut remarquer qu’elle a tracé des déviations ou voies secondaires qui facilitent la circulation aux usagers. Certains recommandent d’ailleurs que ces voies secondaires soient arrosées suffisamment pour réduire la poussière qui envahit les usagers et les riverains. Contrairement à la sortie de Natitingou vers Toucountouna où l’usager peut circuler sur de nouvelles couches de bitume, à Copargo, ce n’est pas encore le cas.
La traversée de Natitingou, en double voie accueille désormais les gros engins de la société. Elle a commencé à travailler sur une des deux voies, il y a quelques semaines. Un sens unique sert à la circulation des motos et véhicules. Mais cette traversée occasionne des cas d’accidents à cause de l’imprudence de certains usagers qui se livrent à un excès de vitesse. La situation portée à la connaissance du maire de Natitingou appelle à des actions, pour protéger les vies. Taté Ouindéyama informe des dispositions à prendre. «Lorsque la route est en chantier, on doit limiter la vitesse. D’abord, en temps normal, la vitesse maximum autorisée pour un motocycliste est de 40 km/h. Lorsque vous roulez un véhicule de quatre roues, c’est 50 km/h. Si ce principe est acquis et observé, c’est zéro accident. Même si vous faites un accident de circulation, c’est sans conséquence, il n’y aura ni de dégâts matériels ni de dégâts corporels », a clarifié l’ancien flic désormais à la tête du conseil communal de Natitingou.
Le commissariat de Natitingou et le directeur départemental de la Police républicaine, dit-il, seront sollicités, mais vu leur effectif et leurs charges, le maire de Natitingou souligne qu’on ne peut pas les avoir à plein temps au niveau de tous les carrefours. Toutefois, il faut une action préventive, tout usager de la route doit apprendre à respecter le code la route. «Lorsque les gens vont continuer l’excès de vitesse malgré la présence des forces de sécurité, la répression va commencer, pour sanctionner les auteurs », prévient Taté Ouindéyama. Il a informé avoir invité l’entreprise en charge des travaux à activer le positionnement des agents qui tiennent des fanions pour appeler les usagers de la route à limiter les vitesses.
El hadj Soulé Mouhamed, responsable du Centre national de sécurité routière (Cnsr), souligne aussi l’importance du respect du Code de la route. Il note qu’avec les travaux, le champ de la circulation a été restreint, ce qui appelle à un changement de comportement. L’entreprise met en place un dispositif de signalisation pour faciliter la circulation des usagers de la voie. Il invite tout usager à la lucidité. Selon ses explications, il n’est pas bon de prendre des produits prohibés et de l’alcool et avant de se mettre sur la voie. Aussi, déconseille-t-il de conduire à vive allure et d’engager de dépassement. Tous les conducteurs doivent se suivre en file indienne jusqu’à destination. Quant aux voies secondaires que l’entreprise va tracer, l’agent du Cnsr souligne que lesdites voies ne sont pas habituées à un fort flux de circulation. Il revient aux usagers de savoir également qu’il y a des enfants qui y circulent et de respecter strictement le code urbain.
Les travaux imposant une réduction de la voie, les usagers invités à la prudence