La Nation Bénin...
Une délégation de partenaires techniques et financiers et la coordination du projet de « Renforcement de la résilience des communautés agricoles des zones frontalières exposées aux effets néfastes des changements climatiques (Prrecaz) » du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont visité les différentes réalisations dudit projet. Au cours de ce périple, les 21 et 22 janvier, les bénéficiaires ont exposé l’impact de cet appui financier qui a contribué à la réduction de la pauvreté dans leurs localités respectives.
Les bénéficiaires du projet de
« Renforcement de la résilience des communautés agricoles des zones
frontalières exposées aux effets néfastes des changements climatiques (Prrecaz)
» de Copargo, Djougou et Ouaké sont satisfaits de sa mise en œuvre. Les réalisations
de ce projet du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud),
exécuté par le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche (Maep),
avec à la clé, la mise en place des sites de reboisement et de retenues d’eau
ainsi que l’implantation de site pastoral avec équipements connexes pour
faciliter l’abreuvage des troupeaux et des populations à l’aide d’une
borne-fontaine ont été visitées par une délégation mixte des bailleurs (Belgique, Royaume des Pays-Bas)..., de la
coordination du projet et des cadres du ministère. Honorine Ahouansou,
Coordonnatrice nationale du projet souligne la « nécessité pour le
bailleur principal du projet de venir s’enquérir de ses réalisations sur le
terrain avant son achèvement ».
L’implantation de 10 hectares
de Gmelina arborea et 10 hectares d’anacardiers greffés sur le site de
reboisement de Kamaha à Copargo, 30 hectares de Gmelina et 10 d’anacardiers
greffés à Te-Fougou à Djougou, des travaux de réalisation de dix ouvrages de stockages
de 20 m3 d’eau, de quarante abreuvoirs pastoraux, de dix bornes-fontaines et
l’installation de dix stations de pompage solaire à Sinadara à Djougou, un site
pastoral avec équipements connexes, des retenues d’eau à Copargo et à Kakindoni
à Djougou…, auxquels s’ajoute la mise en place d’un modèle intégré
d’agriculture-élevage sont des acquis pour les communautés.
Bio Tchintchinsi, superviseur
de reboisement explique à la délégation que grâce au projet, beaucoup de choses
ont changé dans le quotidien des femmes de Kamaha.
« Les femmes, autrefois,
travaillaient au niveau du marigot en quête de l’or. À l’avènement du projet,
elles se sont consacrées aux travaux de reboisement. Ce qui leur a procuré des
revenus pour lancer de petites activités génératrices de revenus, qui leur
permettent de faire d’économies pour subvenir à leurs besoins, payer la
scolarité de leurs enfants. Nous remercions le projet, ses partenaires et le
gouvernement béninois qui a facilité sa mise en œuvre. Grâce à Prrecaz, la
pauvreté diminue progressivement dans notre village », affirme Bio
Tchintchinsi.
Désormais organisé autour des
activités du Prrecaz, Kamaha a mis en place une école, recruté des enseignants
qu’il paye sur les revenus des activités. De jeunes éleveurs bénéficiaires de
renforcement de capacités en élevage de volaille, des ménages vulnérables qui
ont bénéficié des petits ruminants et disposant désormais de bergerie dans le
cadre de l’approche de recheptellisation reconnaissent l’utilité et l’appui du
projet et mènent sans difficulté leurs activités. « On a mis en place le
mécanisme de pérennisation des acquis du projet toujours dans le cadre de la
durabilité, où la gestion revolving a permis aux bénéficiaires eux-mêmes de
renouveler leur tricycle. Le projet a donné aux clusters le tricycle, mais nous
avons suggéré de choisir un locataire et à la fin du mois, ce dernier dépose 70
000 francs. Avec cette stratégie, normalement en dix-huit mois, on a l’argent
d’un tricycle et aussitôt acheté, quelqu’un d’autre prend. Ainsi, au fur et à
mesure, tous les membres du cluster bénéficient d’un tricycle. Nous avons
commencé cette expérience en mai, et à date, on a déjà neuf tricycles dans les
quatre communes, dont cinq dans la Donga », détaille Honorine Ahouansou,
coordonnatrice nationale du projet.
Satisfaction
Les bailleurs, le ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche et la coordonnatrice ont exprimé leur
satisfaction au terme du périple. Selon Honorine Ahouansou,
« ce qui est important, c’est
la pérennisation des acquis». Son équipe a élaboré, rappelle-t-elle, le
mécanisme de gestion et de pérennisation des acquis à travers les termes de
référence pour recruter les fermiers pour une bonne gestion des infrastructures.
Ce qui permettra aux communes d’avoir des redevances, aux fermiers de tirer
profit et une partie à réserver pour intervenir en cas de panne sur les
infrastructures», se réjouit la coordonnatrice qui annonce la mise à l’échelle
du projet. «le Prrecaz a déjà obtenu
beaucoup de résultats qui ont eu un effet durable sur la vie des bénéficiaires.
Cela veut dire que le projet a fonctionné et les bénéficiaires ont pu
construire en partie une meilleure vie grâce aux appuis», souligne Willem
Vancutsem, premier secrétaire, attaché de la Coopération à l’ambassade du
Royaume de Belgique. Il exhorte les bénéficiaires à continuer les activités à
la clôture de Prrecaz pour pérenniser les acquis et augmenter leurs revenus.
En sa qualité de point focal
du Maep dans la mise en œuvre du Prrecaz, Sodjinou Aïna rappelle que le
gouvernement a mis à disposition l’ensemble des structures déconcentrées qui
interviennent sur le terrain notamment les Atda 1 et 4 et leurs cellules communales
et les directions techniques du Maep. «Le témoignage des bénéficiaires est
tellement élogieux, la demande est forte par rapport à ce que le projet a pu
mobiliser comme ressources. Même si le projet s’achève, il y a un mécanisme de
pérennisation qui est vraiment approprié par les bénéficiaires sur un certain
nombre de sites, des fermiers qui seront recrutés pour aider les mairies à
continuer à bien gérer ces infrastructures », se réjouit-il. Il souligne
qu’après la réception des infrastructures de retenue d’eau, des forages, et
abreuvoirs, il sera mis en place des modèles économiques intégrés par les
structures pérennes du projet. Rappelons que les entreprises en charge de la
réalisation des infrastructures s’activent pour finaliser ces ouvrages d’ici fin
mars 2026
Changement climatique et résilience des communautés frontalières