La Nation Bénin...
A l’approche du scrutin présidentiel du 12 avril, la commune de Boukombé vit au rythme de la campagne électorale, au nord-ouest du Bénin. Les messages s’articulent autour de deux préoccupations majeures: la sécurité et l’agriculture, notamment l’accès aux intrants agricoles.
A Boukombé, la campagne présidentielle se joue sur deux fronts essentiels : rassurer face à l’insécurité et redonner espoir aux agriculteurs confrontés à la cherté des engrais. Des enjeux jugés prioritaires dans cette commune à forte vocation agricole et exposée à des défis sécuritaires. Pour N’Tcha Koupétah Kouagou, premier adjoint au maire et acteur engagé dans la campagne en faveur du duo Romuald Wadagni- Mariam Chabi Talata, la mobilisation des populations est effective. « La campagne à Boukombé se déroule très bien. Les citoyens sont nombreux et nous sommes constamment sur le terrain », affirme-t-il, évoquant une dynamique de proximité fondée sur des rassemblements dans les villages. Mais au-delà de la mobilisation, ce sont les attentes des populations qui structurent les échanges. En tête des préoccupations figure la question sécuritaire. Située dans une zone frontalière sensible, la commune de Boukombé reste confrontée à des défis sécuritarisques liés à l’insécurité.
« Le premier défis sécuritaires », insiste l’élu communal, pour qui le renforcement des dispositifs sécuritaires demeure une priorité absolue pour garantir la stabilité et la quiétude des populations.
L’accès aux engrais aussi
A ce défi s’ajoutent les difficultés liées aux infrastructures routières. Plusieurs axes stratégiques, essentiels à la mobilité des personnes et des biens, restent à aménager ou à bitumer. Parmi eux figurent les routes Boukombé–Manta–Tanguiéta, Boukombé–Korontière ou encore Boukombé–Nadoba, à la frontière togolaise. Autant de chantiers attendus par les populations pour désenclaver la commune et soutenir l’activité économique. Commune essentiellement agricole, Boukombé fonde son économie sur la production vivrière. Dans ce contexte, la question des intrants notamment des engrais, s’impose comme un enjeu majeur de la campagne. Les producteurs dénoncent le coût élevé de ces intrants, qui pèse sur les rendements et les revenus. « Les populations ont évoqué le prix des engrais. Nous avons promis de faire remonter cette préoccupation afin que des solutions soient trouvées pour rendre ces produits plus accessibles », explique N’Tcha Koupétah Kouagou.
Dans les villages parcourus par les équipes de campagne, les attentes sont donc évidente: améliorer les conditions de production agricole tout en garantissant la sécurité des exploitants. Deux leviers indispensables pour relancer l’économie locale et améliorer les conditions de vie. Par ailleurs, la campagne s’organise autour d’une stratégie de proximité, basée sur des rencontres directes avec les populations. « Nous allons dans les villages, nous rassemblons les habitants et nous leur portons le message », précise l’élu, annonçant la poursuite de ces descentes jusqu’à la fin de la campagne. Sur le plan organisationnel, les préparatifs du scrutin se déroulent sans incident majeur, en collaboration avec les équipes de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et les représentants de la Cour constitutionnelle. Le matériel électoral lourd est déjà disponible sur le terrain, en attendant les derniers éléments sensibles. Aussi, le taux de participation reste un enjeu majeur. A Boukombé, les autorités locales ambitionnent un taux avoisinant les 90 %. Un appel est lancé aux populations pour une mobilisation massive le jour du vote, dans une commune où les enjeux de sécurité et d’agriculture donnent un cachet particulier à cette échéance électorale.
Le premier adjoint au maire de la commune de Boukombé