La Nation Bénin...
L’Afrique dispose d’un important potentiel industriel, malgré le fait que son industrie manufacturière ne représente encore qu’environ 2 % de la production mondiale. C’est l’analyse développée par Ding Yifan dans une interview accordée à CGTN Français, consacrée aux perspectives du « Made in Africa ».
Selon l’expert chinois, plusieurs pays africains ont déjà réalisé des avancées significatives dans leur processus d’industrialisation, notamment à travers le développement de capacités d’assemblage automobile et d’autres activités manufacturières. Ces progrès démontrent que le continent possède les atouts nécessaires pour accélérer sa transformation économique.
Ding Yifan rappelle que les nations occidentales ont mis près de deux siècles pour atteindre leur niveau actuel d’industrialisation. Cependant, l’Afrique pourrait franchir cette étape plus rapidement grâce aux nouvelles technologies, aux investissements étrangers et au partage d’expériences avec les économies émergentes.
L’universitaire met également en avant le rôle de la Chine dans cette dynamique. Il souligne qu’à l’occasion du sommet du G20 de Hangzhou en 2016, Pékin avait déjà placé l’industrialisation de l’Afrique parmi les priorités du développement international. Depuis lors, les investissements chinois sur le continent se sont multipliés, notamment dans les infrastructures, les zones industrielles et le transfert de technologies.
Pour Ding Yifan, ces zones industrielles soutenues par la Chine contribuent à renforcer les capacités de production locales, à favoriser la transformation des matières premières sur place et à créer des emplois.
L’expert estime enfin que l’industrialisation demeure l’une des principales clés de la transformation durable des économies africaines. En renforçant les investissements, les infrastructures, la formation et les partenariats internationaux, l’Afrique pourrait accélérer l’essor du « Made in Africa » et améliorer durablement les conditions de vie de ses populations.
Ding Yifan