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Christa Pike : l’exécution échoue après deux injections, le Tennessee suspend les mises à mort

International

L’exécution de Christa Pike, condamnée à mort pour un meurtre commis alors qu’elle avait 18 ans, n’a finalement pas eu lieu. Mercredi 30 septembre 2026, les autorités du Tennessee ont interrompu la procédure après l’administration de deux doses de pentobarbital, le produit utilisé pour l’injection létale.

Par   Marveen Promise AÏNADOU (Coll.ext), le 01 oct. 2026 à 23h42 Durée 2 min.
#Christa Pike

Selon ses avocats et des témoins présents lors de l’exécution, Christa Pike était toujours en vie après les deux injections et respirait encore. Elle a ensuite été transportée vers un établissement médical. Les autorités pénitentiaires ont confirmé son transfert, tout en affirmant avoir suivi le protocole d’exécution établi par l’État.

Christa Pike, aujourd’hui âgée de 50 ans, avait été condamnée à mort pour le meurtre de Colleen Slemmer, une jeune femme de 19 ans tuée en janvier 1995 à Knoxville. Pike avait 18 ans au moment des faits. Son ancien compagnon, Tadaryl Shipp, qui avait 17 ans au moment du crime, avait également été condamné, mais à une peine de prison à perpétuité.

Cette exécution avait fait l’objet d’une importante bataille judiciaire dans les heures précédant la procédure. Une cour d’appel fédérale avait temporairement suspendu l’exécution afin d’examiner certains arguments de la défense, notamment concernant des violences et des abus subis par Pike durant son enfance. La Cour suprême des États-Unis a ensuite levé cette suspension, permettant au Tennessee de poursuivre la procédure.

L’échec de l’injection a toutefois complètement changé la situation. Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a annoncé la suspension de l’unique exécution encore programmée dans l’État pour 2026. Il a également ordonné une « comprehensive, third-party review », c’est-à-dire un examen complet réalisé par une instance indépendante, afin de déterminer précisément ce qui s’est passé.

Christa Pike devait être la première femme exécutée par le Tennessee depuis plus de deux siècles. Son cas intervient également après plusieurs difficultés rencontrées par l’État dans la mise en œuvre de ses protocoles d’exécution.

Pour l’heure, son état de santé après son transfert à l’hôpital n’a pas été communiqué publiquement. Une enquête indépendante doit désormais examiner les circonstances de cette procédure interrompue.