La Nation Bénin...
Après plusieurs semaines de vacances, le retour en classe approche à grands pas. Dans les familles, les fournitures sont préparées, les sacs soigneusement rangés et les tenues apprêtées. Si certains élèves attendent avec impatience de retrouver leurs camarades et leur univers scolaire, chez les plus jeunes, la rentrée peut aussi rimer avec appréhension, séparation et parfois quelques larmes.
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l'enthousiasme gagne déjà de nombreux enfants. Pour certains, retrouver les bancs de l’école est presque un moment de fête. Nouveaux sacs, fournitures scolaires et tenues soigneusement préparées nourrissent cette impatience.
« Je suis contente de retrouver mes amis. J’ai déjà préparé mon sac et je suis pressée de retourner à l’école », confie Ruth, élève en classe de CM2.
Mais tous les enfants n’abordent pas la rentrée avec le même engouement . Pour ceux qui découvrent l’école ou intègrent un nouvel établissement, le changement peut être déstabilisant. Quitter ses parents, entrer dans un environnement inconnu ou devoir s’adapter à de nouveaux visages peut susciter de l’inquiétude.
Maman Fènou se souvient encore des premières rentrées de son enfant. « Mon enfant a pleuré chaque fois que je le laissais à l’école l’année dernière. Il lui a fallu quelques jours pour s’habituer. J’espère que cette année, il a grandi et ne va plus m’exposer à cette scène », raconte-t-elle.
Chez les tout-petits, ces pleurs ne sont pourtant pas inhabituels. Ils traduisent souvent la difficulté à vivre la première séparation avec les parents. Pour Claudine Gandjo, enseignante à l’école « Les Élites » à Calavi, les adultes ont un rôle essentiel à jouer.
« Les premiers jours peuvent être difficiles pour certains enfants. Il faut les rassurer, leur expliquer qu’ils vont retrouver leurs parents après les cours et surtout éviter de les inquiéter », conseille-t-elle.
À l’inverse, certains parents font face à des enfants qui réclament eux-mêmes le retour à l’école. C’est le cas d’Aziz Adam-Soule, père de famille : « Moi, c’est plutôt ma fille qui me rabâchait les oreilles en disant qu’elle voulait aller à l’école. Elle n’a pas pleuré », témoigne-t-il.
Pour faciliter cette transition, la préparation commence parfois bien avant le jour J. À la maison, certains parents parlent de l’école, présentent la rentrée comme une nouvelle étape et rassurent leurs enfants sur ce qui les attend.
« Nous essayons de parler de l’école à la maison avant la rentrée. Nous lui expliquons que c’est un endroit où elle va apprendre et se faire des amis », explique le journaliste.
Après quelques jours, les larmes des premiers matins s’estompent généralement. Les enfants prennent leurs repères, découvrent leurs enseignants, retrouvent leurs camarades et renouent progressivement avec le rythme scolaire.
Entre impatience, excitation, appréhension et petites larmes, la rentrée scolaire ne se vit donc pas de la même manière pour tous. Une chose reste toutefois essentielle : accompagner les enfants avec patience, écoute et bienveillance pour que ce nouveau départ soit, pour chacun, une expérience positive.