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Littérature : Carmen Toudonou nominée aux Prix Baobabs 2026 au Canada

Culture
Carmen Toudonou Carmen Toudonou

Après ses distinctions l’an dernier en France et cette année au Gabon et au Congo, la jeune écrivaine béninoise part à la conquête d’un nouveau laurier au Canada. Carmen Toudonou, une femme qui écrit avec force, courage et beauté pour refuser le silence.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 03 oct. 2026 à 16h52 Durée 4 min.
#Carmen Toudonou #littérature

Le roman Paria de Carmen Toudonou, publié aux éditions Vénus d’Ébène & My African Clichés en 2025, poursuit son parcours glorieux à l’international. Après la Mention Shéhérazade du Grand Prix Afrique 2025 à Paris, le Prix Filiga du livre africain 2026 à Libreville au Gabon et le Prix spécial Plum’art-Z 2026 à Brazzaville au Congo, l’ouvrage est désormais nominé aux Prix Baobabs de Montréal au Canada. Cette distinction honorifique est décernée par l’Académie des Baobabs pour mettre en valeur la littérature d’Afrique et de sa diaspora. Le prix sera remis lors du Salon du livre de Montréal, en novembre prochain.

Journaliste, auteure, chercheuse… Carmen Toudonou met la littérature au service du changement social depuis une vingtaine d’années. Pour y parvenir, elle explore presque tous les genres : roman, nouvelle, essai, théâtre, poésie, rien n’échappe à son inspiration. Une plume dont l’encre indélébile coule de doigts feutrés pour un accouchement sans césarienne.

Outre Paria, elle a publié, entre autres, L’Orgasme douloureux, Tant de gens espèrent être aimés et beaucoup ne sont que mariés, Presqu’une vie, Le syndrome de Pénélope, Des grades et des couleurs, Noire Vénus. Une liste loin d’être exhaustive, et qui ne suit pas nécessairement l’ordre chronologique.

Fondatrice de la maison d’édition Vénus d’Ébène à Cotonou et titulaire d’un doctorat en communication sociale, Carmen Toudonou explore dans ses œuvres les thèmes de la condition féminine, de la sororité, de l’identité socioculturelle et des fractures sociales.

Elle écrit pour que la société sache qu’elle a le devoir d’écouter. Elle écrit pour que les femmes sachent qu’elles ont le droit de parler. Elle écrit pour que les jeunes filles sachent qu’elles ont le droit de rêver. Elle écrit pour dire, dénoncer et éclairer.

Ce n’est point un hasard si elle a reçu la Mention Shéhérazade du Grand Prix Afrique à Paris l’an dernier. Shéhérazade est la célèbre conteuse et héroïne des Mille et Une Nuits, qui raconte chaque nuit au sultan une histoire qu’elle interrompt au petit matin afin de suspendre son exécution pendant mille et une nuits. Cette distinction fait ainsi référence à la modernité et à l’intemporalité de l’œuvre de la jeune écrivaine béninoise, à l’image des Mille et Une Nuits. Elle incarne également l’émancipation de la parole féminine que porte Carmen Fifamè Toudonou.