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Santé maternelle, infantile et nutrition: Le Bénin rejoint le Mécanisme de financement mondial

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Le Bénin est devenu le 37e pays partenaire du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents. Ce partenariat vise à mobiliser et aligner les ressources autour des priorités nationales de santé et de nutrition, avec un accent sur l’accès aux soins et la réduction du retard de croissance infantile.

Par   Babylas ATINKPAHOUN, le 07 oct. 2026 à 01h46 Durée 3 min.
#financement mondial

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses interventions en faveur de la santé des femmes, des enfants et des adolescents. La semaine dernière à Cotonou, le pays a officiellement lancé son partenariat avec le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (Gff), devenant le 37e pays partenaire de cette initiative hébergée par le Groupe de la Banque mondiale. Cette collaboration doit permettre d’appuyer les efforts du gouvernement dans la mobilisation et l’alignement des ressources nationales et extérieures autour d’un plan national consacré à l’amélioration de l’accès à des services intégrés de santé et de nutrition de qualité. La réduction du retard de croissance infantile figure également parmi les priorités retenues. La cérémonie de lancement a réuni des représentants du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement. La rencontre a notamment permis d’établir une vision commune et d’identifier les priorités susceptibles d’accélérer les progrès en matière de santé. Elle marque également le début du développement du Dossier d’investissement du Bénin, un plan stratégique sous leadership national destiné à aligner les financements et les partenariats autour des priorités du pays.

Pour le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, le partenariat doit contribuer à accélérer les efforts engagés par le Bénin. « Le Bénin s’engage à améliorer la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents en élargissant l’accès à des soins abordables et de qualité et en renforçant notre système de santé », a-t-il déclaré. Il a cité, parmi les axes d’action, la consolidation des soins de santé primaires, notamment la santé communautaire, l’amélioration de la qualité des services ainsi que les investissements dans les ressources humaines, les infrastructures et les produits médicaux essentiels. Selon lui, l’appui du Gff doit notamment bénéficier aux communautés qui en ont le plus besoin.

Un programme de 750 millions de dollars

Du côté du Mécanisme de financement mondial, Monique Vledder, directrice de la santé du Groupe de la Banque mondiale et directrice du Gff, a salué l’engagement du Bénin en faveur de la santé maternelle et infantile. Elle a souligné l’approche intégrée adoptée par le pays, qui établit un lien entre la nutrition et la santé des femmes, des enfants et des adolescents et le développement de la petite enfance. Le partenariat doit ainsi contribuer à aligner les ressources, l’expertise et les partenariats sur les priorités nationales en matière de santé et de nutrition.

Ce nouveau partenariat intervient après l’approbation, en juin 2026, par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, du programme Alafia I, « Nourrir l’avenir du Bénin ». Il constitue la première phase d’un plan national de dix ans consacré à l’amélioration de la santé des femmes, des enfants et des adolescents. Pour cette première phase, prévue de 2026 à 2031, le Gff apporte une subvention de 20 millions de dollars américains, associée à 150 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida). Ces financements soutiennent un programme gouvernemental annoncé à hauteur de 750 millions de dollars. Le programme Alafia I doit notamment accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de nutrition. Il prévoit de renforcer l’utilisation de services intégrés de nutrition, de santé et de développement de la petite enfance dans des zones ciblées, avec pour objectif de contribuer à réduire le retard de croissance chez les enfants. L’initiative prévoit également de mobiliser le secteur privé, de renforcer la participation communautaire et la coordination multisectorielle, ainsi que d’améliorer la gouvernance, les systèmes de données et les capacités locales de prestation des services. La première phase doit couvrir au moins 46 des 77 communes du Bénin, en privilégiant les zones où les besoins sont les plus importants et où les difficultés d’accès aux soins de santé primaires sont les plus critiques.

Avec son intégration au Gff, le Bénin rejoint ainsi un partenariat créé en 2015 pour contribuer à mettre fin aux décès évitables de femmes, d’enfants et d’adolescents. Le mécanisme fournit aux pays à revenu faible et intermédiaire des financements catalytiques sous forme de dons ainsi qu’une assistance technique pour renforcer les systèmes de santé et améliorer la qualité et l’accès aux services de santé et de nutrition.