La Nation Bénin...
La réunification de l’Église du Christianisme Céleste entre dans la phase de mise en oeuvre. Ce jeudi 30 avril à Cotonou, le Conseil Supérieur de Transition a officiellement remis son rapport au président de la République, Patrice Talon, en présence de Romuald Wadagni, président de la République élu. Après des années de divisions, la communauté religieuse née au Bénin fait l'ultime pas vers la réconciliation et une gouvernance mondiale unifiée.
Face au chef de l’État, Bertin Bada, Coordonnateur général du CST, a planté le décor en rappelant que l'objectif du CST était de "créer les conditions d'un retour à l'unité". Dans ce sens, le Conseil a mené un travail de fond pour "instaurer un dialogue sincère" et "préparer les bases d'une gouvernance mondiale unique et consensuelle". Les textes fondamentaux et autres outils sont prêts. La Constitution, le règlement intérieur, l'architecture des instances et principes d’organisation ont été élaborés et consolidés. Le CST propose aussi une réorganisation des cultes, des cantiques et des textes bibliques. "Des chantiers majeurs restent ouverts" a reconnu Bertin Bada, en citant "la fusion véritable des différentes tendances, la désignation des chefs de diocèse, la proclamation du pasteur, chef mondial". Mais ces défis "traduisent un désir profond de stabilité". L’heure est à l’action. "L'œuvre engagée doit rentrer dans la phase de mise en œuvre opérationnelle", a-t-il indiqué.
Pour sa part, Patrice Talon a salué "une avancée majeure" et tranché. "Même si ce qui a été fait n'est pas parfait, nous allons le mettre en œuvre. A vouloir attendre que ce soit parfait, nous n'y arriverons jamais". Le président a rappelé la posture de l’État. "L'État laïc n'est pas celui qui renie la foi de ses concitoyens. Le Bénin reconnaît, protège et fait même la promotion de tout ce qui est nécessaire au bien-être de l'homme. Et nous savons que la foi est nécessaire au bien-être de l'homme", a martelé le président de la République. Patrice Talon a promis de "prier le président bientôt en exercice de porter le plus loin possible" ce processus. Il souligne : "les divisions que nous avons vécues dans les différentes communautés religieuses nous ont interpellées. La tâche n'était pas aisée mais nous avons compté sur le Ciel". Un hommage appuyé a été rendu aux chefs actuels de l'Eglise, Adeogun et Oshoffa.