La Nation Bénin...
Au terme de plusieurs mois d’accompagnement axés sur la connaissance de soi, le développement personnel et la valorisation des compétences, 46 jeunes sur les 55 bénéficiaires de la deuxième cohorte du programme « Conversations Inspirantes » ont satisfait aux critères de validation. La cérémonie de clôture s’est déroulée samedi 24 octobre à Tori-Cada, sous l’égide de la Fondation Hystérésis.
« Nous ne partons pas de zéro ». Cette conviction, Candide Sêna Houngbédji l’a partagée au nom des bénéficiaires de la deuxième cohorte du programme « Conversations Inspirantes », à l’occasion de sa clôture, samedi 24 octobre, à Tori-Cada. Portée par la Fondation Hystérésis, cette initiative a accompagné 55 jeunes, dont 46 ont satisfait aux critères de validation du programme. Pour Candide Sêna Houngbédji, cette expérience a permis aux participants de porter un regard nouveau sur leurs capacités, leurs ambitions et leurs perspectives professionnelles. À travers les formations, la cartographie de leurs parcours, ils ont appris à mieux reconnaître leurs ressources, leurs compétences et les acquis de leurs expériences passées. Les échanges entre bénéficiaires ont également favorisé le partage d’expériences et la création de liens. « Même lorsque nous doutons de nous-mêmes ou que nos objectifs semblent encore loin, nous avons déjà construit quelque chose sur lequel nous appuyer », a-t-elle souligné. Elle a aussi évoqué les perspectives professionnelles ouvertes à certains participants avant de remercier la fondation, les mentors et les formateurs pour leur accompagnement.
Mis en œuvre par la Fondation Hystérésis, le programme « Conversations Inspirantes » vise à aider les jeunes à mieux se connaître, à identifier leurs ressources personnelles et à devenir acteurs de leur avenir. Pendant plusieurs mois, les bénéficiaires ont travaillé sur leurs aspirations, leurs croyances limitantes, la définition d’objectifs et le passage à l’action. Ils ont également appris à valoriser leurs compétences grâce à la rédaction d’une biographie personnelle, au développement de leur marque personnelle, à l’utilisation de LinkedIn et à la découverte d’outils numériques. Le directeur exécutif de la Fondation Hystérésis, Arsène Yades, a insisté sur la portée des résultats obtenus. Sur les 55 jeunes suivis, 46 ont validé leur parcours selon les critères retenus par la fondation et 39 l’ont achevé à 100 %. Des chiffres qui, selon lui, traduisent des heures d’apprentissage, des efforts et une volonté de progresser malgré les contraintes du quotidien. Les participants ont notamment réalisé des tableaux de vision, des plans d’action, des biographies et des profils professionnels. La plateforme numérique a facilité le suivi des travaux et l’évaluation des progrès. Pour la fondation, l’enjeu est désormais de permettre aux bénéficiaires de convertir ces acquis en projets concrets et en possibilités d’insertion professionnelle. Des perspectives de mentorat, de développement des compétences et de valorisation des profils sont envisagées pour prolonger la dynamique.
De la connaissance de soi à l'action
Présidente d’honneur de la Fondation Hystérésis, Aurélie Adam Soulé Zoumarou est revenue sur les origines du programme. Sa réflexion remonte à 2017-2018, lorsqu’elle a constaté, au cours de ses échanges avec de jeunes diplômés, que beaucoup peinaient à définir leur orientation et leur avenir professionnels. Au-delà de l'accès à l'emploi, elle a estimé nécessaire de donner aux jeunes les moyens de mieux se connaître, de reconnaître leurs capacités et de prendre des décisions éclairées. Cette réflexion a contribué à la création de la fondation en 2018 et à la mise en place du programme. « Notre ambition n’est donc pas de vous réparer. Il s’agit de vous permettre de découvrir vos possibilités et de mobiliser vos propres ressources », a-t-elle expliqué. Elle a invité les bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises, rappelant que les apprentissages ne deviennent durables que lorsqu’ils sont mobilisés au quotidien. Cette vision guide également les Journées de l’Excellence éducative, à travers lesquelles la fondation célèbre les élèves distingués aux examens du Cep, du Bepc et du baccalauréat. D’autres initiatives visent à rapprocher les jeunes de la formation et du numérique, y compris dans les zones rurales.
Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Zhang Wei, a salué les résultats du programme et encouragé les bénéficiaires à transformer leurs apprentissages en réalisations concrètes. Il a également rendu hommage aux mentors et aux partenaires qui ont contribué à l'accompagnement des jeunes. Le diplomate a souligné l’importance accordée à la jeunesse dans les politiques de développement des deux pays. Il a notamment évoqué les orientations chinoises en faveur des jeunes dans les domaines des études, de l’emploi, de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Il a par ailleurs salué la collaboration entre l’ambassade de Chine et la Fondation Hystérésis, notamment dans le cadre des Journées de l’Excellence éducative et d’autres initiatives destinées aux jeunes. La clôture de cette deuxième cohorte marque ainsi la fin d’un cycle d’apprentissage et ouvre des perspectives pour les bénéficiaires. La fondation prépare déjà de nouvelles initiatives, dont une troisième cohorte. Les élèves, étudiants, jeunes diplômés et porteurs de projets sont invités à suivre ses pages officielles sur Facebook et LinkedIn pour s’informer sur les prochains programmes et les possibilités d’accompagnement.
Le programme vise à aider les jeunes à identifier leurs ressources personnelles et à devenir acteurs de leur avenir