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Présidentielle du 12 avril 2026: L'espoir de la jeunesse estudiantine placé dans le ticket de la mouvance

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Rassemblés autour des organisateurs, les étudiants ont été sensibilisés à leurs rôle et responsabilité dans le processus électoral Rassemblés autour des organisateurs, les étudiants ont été sensibilisés à leurs rôle et responsabilité dans le processus électoral

A quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, les étudiants de l’Uac ont été sensibilisés, à leurs rôle et responsabilité dans le processus électoral, ce mercredi 18 mars. Entre appel à la mobilisation citoyenne et plaidoyer en faveur du candidat de la majorité, la rencontre a mis en lumière le poids stratégique de la jeunesse dans le choix du prochain président de la République.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 19 mars 2026 à 07h12 Durée 3 min.
#Présidentielle du 12 avril 2026

Dans un contexte préélectoral, l’Université d’Abomey-Calavi s’est transformée, le temps d’une matinée, en une véritable agora citoyenne où la jeunesse a été appelée à faire entendre sa voix et à peser de tout son poids dans l’élection présidentielle du 12 avril. Placée sous le signe de l’engagement citoyen, l’activité a réuni de nombreux étudiants venus s’imprégner de leurs responsabilités dans un contexte électoral jugé déterminant pour l’avenir. Veritas In’tisor Koudogbo, ancien président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), a salué l’engagement croissant de la jeunesse universitaire. « Quel bonheur de nous voir si nombreux, si engagés, si déterminés. En nous regardant, je ne vois pas une foule, je vois une nation en mouvement », a-t-il déclaré devant les étudiants. Dans une intervention marquée par des appels répétés à l’action, il a exhorté ses camarades à dépasser le stade de l’attente pour s’impliquer activement dans la construction nationale.

« La vérité est que personne ne construira notre nation à notre place. Ni ailleurs, ni plus tard, ni sans nous », a-t-il insisté, invitant les jeunes à faire entendre leur voix lors du scrutin. Pour lui, la jeunesse doit refuser « la résignation » et s’imposer comme une force de propositions et d’actions.

Au-delà de la sensibilisation civique, la rencontre a également été l’occasion de porter un message politique clair. In’tisor Koudogbo a ainsi appelé les étudiants à se mobiliser autour de la candidature du ministre Romuald Wadagni, présenté comme porteur d’une vision en phase avec les aspirations de la jeunesse. « Une vision aussi grande soit-elle ne peut rien sans une jeunesse mobilisée. C’est pourquoi ce combat est le nôtre», a-t-il martelé.

Entre doléances et  engagements

La séance a permis également de donner la parole aux étudiants à travers une prestation du groupe théâtral de l’École d’administration, d’économie, de commerce et des sciences sociales (Eace), mettant en lumière plusieurs préoccupations liées aux conditions de vie et d’études. Parmi celles-ci figurent l’insuffisance d’infrastructures, les difficultés de transport et les conditions dans les restaurants universitaires. Réagissant à ces doléances, Léopold

Vidjannagni Ganhoumedé,

directeur du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous/Ac), a assuré que des efforts sont en cours pour améliorer le cadre de vie des étudiants. Il a évoqué notamment un investissement de plus de sept milliards de francs Cfa destiné à renforcer les infrastructures et à améliorer les conditions académiques. A l’en croire, des réformes importantes sont attendues dans les années à venir pour répondre aux attentes de la communauté universitaire. Dans cette dynamique, il a invité les étudiants à s’impliquer davantage dans le processus électoral, avec un objectif de participation d’au moins 85 %. « Dans le prochain régime, l’université aura une place importante », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation en faveur du duo Wadagni-Talata.

Une mobilisation politique assumée

Igor Rodolphe Tossou, également ancien président de la Fneb, a axé son message sur le profil du candidat de la majorité présidentielle. Revenant sur le parcours académique et professionnel du ministre Romuald Wadagni, il l’a présenté comme « l’homme de la situation » pour relever les défis actuels du pays. Reconnaissant les difficultés économiques, notamment la cherté de la vie, il a estimé que les efforts consentis devraient bientôt produire leurs effets. Pour lui, la prochaine échéance électorale représente une opportunité de consolider les acquis et de poursuivre les réformes engagées.

A travers cette initiative, les responsables entendent faire des campus universitaires des espaces de mobilisation citoyenne. « Que chaque voix compte », ont-ils insisté, rappelant que le vote constitue un acte de responsabilité et d’engagement pour l’avenir du pays.