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Présidentielle 2026: Les enjeux et défis pour Sèmè-Podji

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Thomas Singbo, maire de Sèmè-Podji Thomas Singbo, maire de Sèmè-Podji

Aux jeunes de sa commune, Thomas Singbo, maire de Sèmè-Podji, a présenté, mardi 31 mars dernier, les enjeux de la présidentielle d’avril 2026. Par la même occasion, il les a sensibilisés à la nécessité de sortir massivement pour aller voter en vue d’avoir un fort taux de participation.

 

Par   Alain ALLABI, le 02 avr. 2026 à 09h55 Durée 2 min.
#Election présidentielle 2026

Coutumière des faibles taux de participation à la présidentielle depuis quelques années, la commune de Sèmè-Podji doit inverser la tendance, le 12 avril prochain, pour espérer des lendemains meilleurs. Thomas Singbo, maire de cette commune, a partagé cette préoccupation avec la jeunesse, mardi dernier, pour la sensibiliser à la nécessité de sortir massivement pour accomplir son devoir civique.

« Face à la présidentielle qui arrive à grands pas, nous jouons une grande partie de notre destin », a lancé le maire Thomas Singbo pour planter le décor.  

« Je voudrais vous amener à jouer l’intelligence politique à travers l’élection qui arrive », a précisé le maire. Fustigeant les choix du passé, il a fait observer que les populations de Sèmè-Podji ont « triché » avec elles-mêmes et avec « le développement de la commune ». A titre illustratif, il a cité le cas de 2001 où la commune était avant-dernière sur le plan national en termes de taux de participation à la présidentielle. Cela signifie, selon lui, que Sèmè-Podji « s’est isolée par rapport au système politique en place ». Cette indifférence n’est pas sans conséquences sur la vie de la commune. « Le pouvoir qui s’installe est humain et cherchera à savoir les régions qui lui ont montré leur amour et va apprécier », a-t-il averti pour exhorter les jeunes à ne pas boycotter le scrutin du 12 avril. « Nous avons eu un amour pour l’opposition et nous voyons que cela ne nous a rien rapporté », a-t-il retenu.

Leur choix détermine l’avenir et le développement de la commune. Sur ce point, il n’a pas tourné autour du pot pour indiquer le choix à opérer. N’ayant disposé que du projet de société du duo Wadagni-Talata qu’il a parcouru, il a conclu qu’il répond aux besoins de sa commune. Faisant partie du Grand Nokoué, la commune doit faire désormais « un choix judicieux ». Et ce choix, selon lui, doit être inspiré par « ce que nous voulons des 7 et 14 ans à venir ». « A travers l’élection présidentielle du 12 avril, nous pouvons changer le destin de Sèmè-Podji», a-t-il martelé tout en égrenant les retombées positives du choix qu’il a indiqué.

« Plus qu’une compétition entre Wadagni et Hounkpè, la prochaine présidentielle  est une compétition entre les communes», a-t-il dit pour que Sèmè- Podji fasse un meilleur score en termes de taux de participation.