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Présidence du Parlement panafricain: La sortie controversée de Fateh Boutbig fragilise sa candidature

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La candidature de Fateh Boutbig à la présidence du Parlement panafricain est fragilisée par une déclaration jugée décalée, dans laquelle il qualifie l’Algérie de « pays quasi européen ». Une prise de position qui suscite interrogations et critiques sur sa vision du panafricanisme.

Par   Christian HOUNONGBE, le 17 avr. 2026 à 06h45 Durée 2 min.
#Fateh Boutbig #Parlement panafricain

La course à la présidence du Parlement panafricain (Pap) s’anime, mais pas forcément pour les raisons attendues. En se décrivant indirectement comme issu d’un « pays quasi européen », Fateh Boutbig a provoqué une onde de choc parmi certains observateurs et acteurs politiques africains. Au-delà de la polémique, cette déclaration soulève une question centrale : quelle conception du panafricanisme peut porter un candidat à une institution censée incarner l’unité et l’affirmation du continent ?

Dans un contexte où les discours sur la souveraineté africaine, la valorisation des ressources locales et la coopération intra-africaine gagnent en importance, ce type de positionnement apparaît en décalage. Pour ses détracteurs, il traduirait une vision du développement encore largement tournée vers des modèles extérieurs, au détriment d’une construction endogène.

Cette controverse intervient alors même que des responsables algériens, à l’image de Kamel Rezig, multiplient les initiatives pour renforcer la présence économique du pays en Afrique et mobiliser sa diaspora. Un contraste qui alimente le débat sur la cohérence du discours et de la stratégie d’influence algérienne sur le continent.

Faut-il y voir une maladresse de communication ou le reflet d’une vision plus profonde ? Pour les parlementaires africains appelés à se prononcer, la question dépasse la simple polémique. Elle touche à la légitimité, à la représentation et à la capacité du futur président du PAP à porter une ambition collective alignée avec les aspirations du continent.

Dans une Afrique en quête de repères et d’affirmation, les mots comptent autant que les actes. Et, dans cette bataille symbolique, chaque déclaration peut peser lourd.