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Imsp de Dangbo: Les résidences universitaires sans eau, les autorités affairées

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Mis en service il y a six mois environ, le bâtiment des résidences des étudiants de l’Imsp de l’Université d’Abomey-Calavi sans eau potable depuis plusieurs semaines Mis en service il y a six mois environ, le bâtiment des résidences des étudiants de l’Imsp de l’Université d’Abomey-Calavi sans eau potable depuis plusieurs semaines

Les étudiants de l’Institut de mathématique et de science physique (Imsp) de Dangbo résidant sur le campus n’ont plus d’eau potable dans leurs cabines. Ils vivent le calvaire pour se procurer le liquide vital. Les autorités aussi bien de l’institut que du Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) d’Abomey-Calavi dont relèvent les résidences universitaires sont à pied d’œuvre pour pallier la situation.     

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 19 mars 2026 à 09h57 Durée 3 min.
#résidences universitaires

Le bâtiment des résidences universitaires de l’Institut de mathématique et de science physique (Imsp) de Dangbo est sans eau potable. Les robinets sont complètement secs. Pas la moindre goutte d’eau. Une situation qui fait souffrir le martyre aux étudiants résidents qui n’en peuvent plus.

« Nous souffrons trop pour ce problème de manque d’eau dans nos cabines », confie une étudiante bénéficiaire de résidence universitaire et qui a requis l’anonymat. Selon elle, l’institut dispose des installations d’eau potable de la Soneb. Mieux, il y a plusieurs points d’eau fonctionnels dans le centre. Mais personne ne sait ce qui s’est passé pour que le bâtiment des résidences universitaires mis en service il y a seulement six mois, se retrouve brusquement privé d’eau alors qu’il y en avait au départ. « La coupure d’eau est constatée depuis le mois de février. Nous avons informé les concierges qui sont avec nous. Mais jusqu’ici rien n'y fit », a déploré un autre bénéficiaire des cabines. Les étudiants se demandent à quand le règlement de ce problème d’eau. Ils sont obligés de sortir de leurs résidences et de parcourir plus de 200 m pour venir au niveau du point d’eau le plus proche de leur bâtiment, celui des bonnes dames vendeuses de nourriture dans l’enceinte de l’institut. Les étudiants sont visiblement fatigués de faire ce parcours du combattant avant de disposer de ce liquide vital. « Les enfants souffrent vraiment trop. Je pleure pour eux toutes les fois que je les vois avec des seaux et plastiques en mains pour venir chercher l’eau au niveau du seul robinet des bonnes dames vendeuses», a relevé une usagère de l’établissement universitaire. L’heure est grave et les étudiants appellent les autorités au secours pour qu'une solution soit trouvée.  

Approché, le directeur de l’Imsp, le professeur Carlos Ogouyandjou se dit surpris par le problème de manque d’eau dans les résidences universitaires. Puisque jusque-là, il n’a jamais été informé de la situation. Le directeur de l’Imsp reconnait que le problème d’eau se pose par moments dans le centre. Il passe des mois, lui-même dans les robinets de son bureau, à ne pas en trouver. Il arrive parfois que l’eau manque dans les autres bâtiments et qu’il en existe au niveau des résidences universitaires parce que situées dans une descente.

L’Acise interpellée

« Moi, je préfère manquer d’eau dans mes robinets et que mes étudiants en disposent pour leurs besoins. Car, ils en ont besoin pour bien suivre les cours », a réagi le professeur Carlos Ogouyandjou. En bon père, le directeur de l’Imsp a pris le dossier à bras le corps. Il a instruit, séance tenante, ses collaborateurs techniques pour que le problème soit réglé en liaison avec le plombier prestataire de l’institut. Toutefois, le règlement du problème relève beaucoup plus du Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) d’Abomey-Calavi, entité qui gère le bâtiment des résidences universitaires, a nuancé le directeur de l’Imsp.

Contactée, la directrice du Cous-Ac, Ghislaine Fagbohoun reconnait l’existence de ce problème. Mais elle n’a été informée, dit-elle, que seulement la semaine dernière. La directrice Ghislaine Fagbohoun dit avoir pris aussitôt langue avec l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise) qui a construit le bâtiment et l’a mis à la disposition du Cous-Ac pour utilisation. Les discussions sont en cours avec l’agence pour qu’une solution durable soit trouvée aux difficultés, a rassuré Ghislaine Fagbohoun. La D/Cous-Ac partage la souffrance des étudiants bénéficiaires de résidences mais les appelle à la patience, car les diligences sont en cours pour que l’eau potable revienne dans leurs robinets.