La Nation Bénin...
Avec la circulaire
n°0264 c/MEF/DC/SGM/DGTCP/DNC/TGE/CVR/ADN/SP du 25 septembre 2026, le paiement
électronique entre dans une nouvelle phase au sein des administrations
publiques béninoises. La mesure concerne les missions effectuées à l’intérieur
du pays et s’appuie sur la deuxième version du Système d’encadrement des
missions officielles (SEMO 2).
Concrètement, le changement
commence au moment où l’agent attend le règlement de ses frais. Il ne s’agit
plus de prévoir une remise d’argent en espèces après le traitement de la
mission. Le nouveau circuit repose sur un paiement électronique, avec des frais
versés par voie bancaire ou par mobile money. L’opération reste ainsi rattachée
à la mission concernée et laisse une trace dans le système. Pour l’agent, cela
signifie un parcours plus numérique, mais aussi une meilleure visibilité sur le
traitement de son dossier. Le SEMO 2 avait déjà introduit la bancarisation
intégrale des frais de mission lors de son lancement en décembre 2025, avec la
suppression des paiements en espèces annoncée pour les agents.
Une procédure plus facile à
suivre
Pour l’agent, le changement se
voit surtout dans le parcours de la mission. L’ordre de mission passe par le
SEMO, les informations sont vérifiées et le paiement suit ensuite le circuit
numérique prévu par l’administration. Le système rapproche aussi les données
liées à la mission de celles de l’agent. Le SEMO 2 prévoit notamment une mise à
jour automatique des informations à partir du système de paie de l’État. Il
prend aussi en compte les missions de groupe et certains contrôles liés aux
déplacements.
Le contrôle va plus loin
Le changement ne s’arrête pas
au paiement. Dans les prochains jours, une fonctionnalité de preuve de mission
par géolocalisation doit compléter le dispositif. Elle permettra de vérifier la
présence de l’agent sur le lieu indiqué dans son ordre de mission, selon les
informations du gouvernement.
Le SEMO avait déjà contribué à
repérer des chevauchements de missions et des agents fictifs. Avec le paiement
électronique, chaque opération financière laisse davantage de traces. Pour les
agents publics, cette nouvelle étape signifie donc moins de manipulation
d’espèces, mais aussi un suivi plus précis des déplacements professionnels.
Le changement ne s’arrête pas au paiement