La Nation Bénin...
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a officiellement ouvert, ce mardi 12 mai, la formation initiale et continue des députés de la 10e législature pour leur permettre de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux indispensables à l’exercice efficace de leur mandat parlementaire. L’atelier d’immersion qui prend fin demain jeudi, se déroule à Agoué à Grand-Popo.
Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, engage la 10e législature dans l’efficacité. L’acte fort a été posé, ce mardi 12 mai, à Agoué à Grand- Popo, avec le lancement officiel de la formation initiale et continue qu’il a organisée à l’intention des députés de la 10e législature. L’initiative vise à permettre aux élus du peuple, surtout les nouveaux, de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux indispensables à l’exercice efficace de leur mandat parlementaire. Elle est une exigence des dispositions de l’article 15.6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « Exercer un pouvoir, c'est le comprendre. Même si le Règlement intérieur ne nous l'imposait pas, nous sommes appelés à répondre à ce à quoi la nation nous convie d'agir et aux missions qu'elle nous donne le pouvoir d'exercer », a indiqué Joseph Djogbénou pour montrer la pertinence de cet atelier d’immersion.
Contexte de réformes
« Le contexte, qui est celui des grandes réformes républicaines que nous devons à la 9e législature, s'y prête, notamment en ce qui concerne l'importante modification de la Constitution qui a conduit à renforcer le socle institutionnel du Bénin », a-t-il ajouté. Ces grandes réformes ont porté désormais à 7 ans le mandat des députés et du président de la République. « Désormais, nous ne sommes plus les seuls dans le processus législatif. Et, de ce point de vue, il était important pour nous-mêmes de comprendre ce dont il s'agit. Comprendre, c'est d'abord se connaître soi-même. Comprendre, c'est ensuite connaître les autres. C'est l'exercice que nous allons faire au cours de ces trois jours de conclave », a martelé le président de l'Assemblée nationale. « Nous sommes le Parlement. Nous ne sommes plus seuls. Nous ne sommes plus seulement l'Assemblée nationale, mais le Parlement. Quel en est le contenu ? Les missions ont-elles changé ? Sans doute. Mais comment allons-nous les exercer ? Se connaître, c'est ensuite connaître le fonctionnement de l'Assemblée nationale. Nous, députés, sommes dans un périmètre administratif qui agit sur l'exercice de notre mission, qui constitue le moyen d'exercice de nos fonctions. Se connaître, c'est aussi connaître le processus législatif », a poursuivi le président de l’Assemblée nationale. Joseph Djogbénou, a rappelé que l’une des missions importantes de l'Assemblée nationale, c'est de produire ou de fabriquer la loi.
Connaître soi-même puis les autres
« Mais comment fabriquons-nous la loi dans le contexte d'aujourd'hui, avec le Règlement intérieur dont nous disposons ? Se connaître, c'est aussi se renseigner, se former sur le contrôle de l'action gouvernementale. Comment exercer ce pouvoir de contrôle dans le contexte que je viens de décrire ? », a souligné le président Joseph Djogbénou. Pour lui, au-delà pour les députés de connaître leur institution, il est important qu’ils connaissent les autres, surtout dans un contexte où le Parlement est désormais composé de deux chambres: l’Assemblée nationale et le Sénat. « Dans le processus législatif, nous ne sommes plus seuls. À droite, nous avons le Conseil économique et social, qui est un partenaire stratégique de l'Assemblée nationale au regard de la modification de sa loi organique. À droite, nous avons le Sénat, qui est la 2e chambre du Parlement de notre pays et dont les attributions sont aussi importantes. Il nous importe de mieux connaître le Sénat. C'est notre premier devoir. Nous ne pouvons pas mieux nous connaître sans mieux connaître le Sénat. Et puis, en hauteur, il y a le gouvernement. Nous connaître, c'est donc savoir comment nous allons exercer notre attelage avec le gouvernement. Nous avons la Cour suprême, la Cour constitutionnelle. Ces institutions, en leur représentation, passeront devant nous », a fait observer Joseph Djogbénou. Il n’a pas occulté les autres partenaires stratégiques notamment les représentations internationales qui développent des actions au profit des citoyens béninois et dont l’Assemblée nationale devra tenir compte des intérêts dans le contexte national et international actuel.
Fourrier Donkpègan, secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, et président du comité d’organisation de la formation, a insisté sur les différentes communications prévues dans le cadre des trois jours de travaux. La première journée a été meublée de huit thématiques portant notamment sur l'organisation politique de l'Assemblée nationale, son organisation administrative, son organisation financière, l'organisation des ressources humaines et les formations, les organes de formation continue et d'appui, les avantages et les sujétions des députés, le protocole et la diplomatie parlementaire, le groupe de sécurité de l'Assemblée nationale au service de l'institution parlementaire et autres. Ces communications ont été suivies de débats très enrichissants.
Cet atelier vise à permettre aux élus du peuple, surtout les nouveaux, de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux indispensables à l’exercice efficace de leur mandat parlementaire