La Nation Bénin...
En dix ans de gouvernance, le projet Asphaltage s’est imposé comme l’une des actions les plus visibles du régime du président Patrice Talon. De Cotonou à Parakou, en passant par Porto-Novo, Abomey-Calavi, Kandi ou Djougou, plusieurs villes béninoises ont connu une profonde transformation de leur cadre de vie.
Lancé en 2018, le projet Asphaltage vise à transformer durablement les villes béninoises et à améliorer les conditions de vie des populations. Huit ans plus tard, les rues autrefois dégradées ont progressivement laissé place à des voies modernes, éclairées et mieux assainies. Devenu l’un des symboles majeurs du Programme d’action du gouvernement (Pag), le projet poursuit plusieurs objectifs : moderniser les infrastructures urbaines, améliorer la circulation des personnes et des biens, réduire les inondations et renforcer l’assainissement des villes. La phase A a concerné neuf communes : Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Lokossa, Abomey, Bohicon et Natitingou. Elle a permis l’aménagement de 199 kilomètres de voiries, la construction de 410 kilomètres de caniveaux de drainage, la plantation de 21 000 arbres et l’installation de 13 000 lampadaires solaires photovoltaïques.
Dans plusieurs quartiers, ces réalisations ont profondément changé le quotidien des habitants. Les voies poussiéreuses ou difficilement praticables en saison des pluies ont laissé place à des rues modernes facilitant les déplacements et l’accès aux infrastructures sociocommunautaires. L’éclairage public solaire a également renforcé la sécurité et amélioré l’attractivité des villes. Face aux résultats obtenus, le gouvernement a engagé une phase B concernant six communes : Cotonou, Abomey- Calavi, Parakou, Porto-Novo, Kandi et Djougou. Cette nouvelle étape prévoit l’aménagement de 181 kilomètres supplémentaires de voiries, la construction de 300 kilomètres de caniveaux, la plantation de 24 000 arbres et l’installation de 12 000 nouveaux lampadaires. Le lancement des travaux à Kandi et Djougou a toutefois connu des retards liés aux procédures de passation de marchés. Les appels d’offres initialement lancés par la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) avaient été déclarés infructueux, les soumissionnaires n’ayant pas satisfait aux exigences techniques et financières. Le gouvernement a alors autorisé une nouvelle contractualisation avec des entreprises qualifiées afin de permettre le démarrage effectif des travaux.
À Cotonou, le projet a particulièrement transformé le paysage urbain. Plusieurs quartiers ont vu leurs voies modernisées, améliorant la fluidité de la circulation et le confort des populations. Le gouvernement a récemment décidé d’étendre les travaux à Fidjrossè et Togbin, deux zones en pleine expansion urbaine et touristique. Dans ces quartiers du Littoral, près de 36,77 kilomètres de voiries doivent être aménagés ou réhabilités. Cette extension accompagne la dynamique de modernisation impulsée autour de la Route des pêches, devenue l’un des axes routiers les plus emblématiques du pays. Grâce à cette route reliant progressivement Cotonou à Ouidah puis à Grand-Popo, le gouvernement entend renforcer l’attractivité touristique de la façade maritime béninoise.
L’asphaltage ne se limite pas au bitumage des rues. Le programme intègre aussi la réalisation d’ouvrages de drainage, l’embellissement des espaces publics, le reboisement urbain et l’amélioration du cadre environnemental. Les arbres plantés le long des voies contribuent à réduire la chaleur urbaine et à améliorer le paysage des villes, tandis que les caniveaux permettent d'éradiquer les inondations récurrentes dans plusieurs quartiers. Au-delà de l’aspect esthétique, le projet a également des retombées économiques importantes. Les travaux ont généré des emplois directs et indirects dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et des services urbains. L’amélioration de la mobilité favorise aussi les activités commerciales et réduit les coûts de transport.
Le projet Asphaltage demeure ainsi l’un des chantiers les plus visibles de la transformation urbaine du Bénin.
Des axes stratégiques aménagés au grand bonheur des populations