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Afrique : le Bénin dans le top 5 des champions de la croissance économique

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Le Bénin fait partie des pays qui affichent la plus forte croissance économique en Afrique pour la période 2026-2028. C’est ce que révèle le nouveau rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques régionales.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 16 oct. 2026 à 16h03 Durée 3 min.
#Développement #Croissance économique

Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le Bénin figure parmi les sept pays africains qui affichent des taux de croissance annuels supérieurs à 6 % de 2026 à 2027. Il confirme sa solidité économique avec un taux de croissance projeté à 7,0 %, soutenu notamment par les performances de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et les réformes structurelles.

Il s’aligne derrière l’Éthiopie (9,2 % selon le FMI ou environ 7,1 % selon la Banque mondiale), puis la Guinée (8,7 % selon le FMI et 9,3 % selon la Banque mondiale) et le Rwanda (7,2 % à 7,4 %).

Grâce aux réformes structurelles entreprises au cours de ces dernières années et à l’industrialisation croissante du pays, le Bénin devrait afficher des taux de croissance de 7,0 % en 2026 et de 7,3 % en 2028. En sa qualité de premier producteur de coton d’Afrique, il tire profit de son processus d’industrialisation dynamisé par la GDIZ et de la solidité de ses fondamentaux économiques.

Mais ces fortes croissances demeurent des prévisions qui peuvent se concrétiser ou non. Si la crise au Moyen-Orient perdure, elle risque de perturber l’approvisionnement en carburants, la production alimentaire et d’entraîner une augmentation généralisée des prix, surtout dans les pays importateurs nets de produits pétroliers du continent.

Le rapport de la Banque mondiale d’avril 2026, intitulé « État des lieux de l’économie africaine : faire aboutir les politiques industrielles en Afrique », indique :

« Le conflit au Moyen-Orient entraîne une double crise énergétique et alimentaire pour les pays africains, à un moment où les gouvernements sont déjà confrontés à des obligations croissantes liées au service de la dette, ce qui limite leur capacité à faire face à la crise ou à financer leurs priorités en matière de développement ».

Car, insistent les deux institutions de Bretton Woods, « cette moyenne positive reste menacée par les risques climatiques, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient (chocs énergétiques et inflationnistes) et le poids de la dette publique dans plusieurs États ».