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Accusations du Niger : Le Bénin répond avec fermeté et retenue

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Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement béninois a réagi, ce vendredi, aux déclarations du président nigérien accusant le Bénin de comploter contre son pays et d’avoir attaqué son aéroport. Entre allégories et réponses directes, Wilfried Léandre Houngbédji a rejeté ces accusations, tout en mettant en avant la trajectoire du Bénin dans la sous-région. « Sans fausse modestie, nous sommes premier de la classe. Cela ne fait pas que des erreurs », a-t-il déclaré, revendiquant les performances et la stabilité du pays.

 

Par   Joël C. TOKPONOU, le 30 janv. 2026 à 16h24 Durée 3 min.
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Selon le porte-parole du gouvernement, cette position singulière explique en partie l’attention particulière portée au Bénin. Dans la sous-région, le Bénin reste le seul pays dont on parle avec beaucoup d’emphase et que beaucoup veulent découvrir, a-t-il souligné, laissant entendre que cette visibilité peut susciter des réactions hostiles ou des tentatives de diversion. Il a également relevé que les propos du président nigérien n’ont pas convaincu au-delà des cercles officiels. « J’ai été heureux de constater qu’à la suite des déclarations de Monsieur Tiani, même ses propres concitoyens sur les réseaux disent ne pas y croire », a-t-il affirmé.


Revenant sur le contexte sécuritaire régional, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé les événements du 7 décembre dernier, marqués par un coup d’État déjoué par les Forces armées béninoises. « Nous savons ce qu’on a vécu le 7 décembre. Et on sait quelle est la partition de certains pays de la sous-région. Pour autant, on n’est pas allé s’époumoner partout », a-t-il indiqué, évoquant la retenue des autorités béninoises face aux tensions. Selon lui, certaines déclarations pourraient relever d’une stratégie de « contre-feu », destinée à attirer l’attention.

 

Le porte-parole a toutefois tenu à rassurer sur la fermeté de l’État face à toute menace. « S’il y a des menaces, nous allons amplifier ce que nous faisons déjà pour garantir la sécurité, la quiétude globale dans notre pays, l’intégrité de notre territoire », a-t-il assuré. Mais cette disponibilité à répondre ne se fera pas dans l’attentisme. « Nous ne prendrons aucune menace à la légère. Mais nous n’aurons pas de temps à perdre avec des gens dont la seule vocation est de nous empêcher d’être premier », conclut le porte-parole du gouvernement.