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Accord-cadre de coopération entre deux universités de renom: Sciti et Sorbonne pour bâtir l’excellence académique

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La signature de l'accord entre Sciti et Sorbonne université ouvre une nouvelle page de coopération académique entre  le Bénin et la France La signature de l'accord entre Sciti et Sorbonne université ouvre une nouvelle page de coopération académique entre le Bénin et la France

Sèmè city institute of technology and innovation (Sciti) et Sorbonne université ont signé vendredi 5 juin à Cotonou, une convention-cadre de coopération internationale. Ce partenariat, organisé sous l'égide du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, marque une étape importante dans le renforcement des liens académiques et scientifiques entre le Bénin et la France.

Par   Babylas ATINKPAHOUN, le 08 juin 2026 à 17h34 Durée 3 min.
#Coopération #Accord-cadre

Former, innover et produire des connaissances à l'échelle internationale. Telles sont les ambitions qui sous-tendent l'accord de coopération conclu vendredi 5 juin à Cotonou, entre Sèmè city institute of technology and innovation (Sciti) et Sorbonne université, deux institutions déterminées à faire de l'excellence académique un levier de développement. La cérémonie a réuni de hautes personnalités institutionnelles des deux pays. Côté béninois, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Médégan Fagla, le ministre de la Transformation digitale et de l'Innovation, Mahuna Akplogan, le président de la Fondation Sèmè city, Lionel Zinsou et bien d’autres cadres et responsables de la Fondation. Côté français, L’ambassadrice de France au Bénin, Nadège Chouat, la présidente de Sorbonne université, Nathalie Drach-Temam et également d’autres responsables de l’université prestigieuse qui ont effectué le déplacement sur Cotonou, signe de l'engagement envers ce partenariat.

Thierry d'Almeida, directeur général de Sciti, a situé cet accord dans une perspective de long terme. Il a fait savoir que cette convention-cadre s'inscrit dans le prolongement du partenariat initié en 2021, et que les deux parties entendent capitaliser sur les acquis de ces années de collaboration fructueuse. « Les deux parties souhaitent tresser une nouvelle corde au bout de l'ancienne», a-t-il déclaré. Conclue pour cinq ans, la convention prévoit des échanges de chercheurs, d'étudiants et de personnels administratifs, des formations conjointes, des projets de recherche partagés ainsi que des publications scientifiques communes. Un comité de pilotage représentant les deux institutions assurera le suivi rigoureux des actions engagées.

Nathalie Drach-Temam, présidente de Sorbonne université, a exprimé sa fierté de voir ce partenariat franchir une nouvelle étape importante. Elle a mis en avant les domaines prioritaires de cette coopération tels que les sciences des données, l'intelligence artificielle et les sciences des matériaux, des filières qui répondent à des besoins stratégiques clairement identifiés par les deux pays. Elle a souligné la volonté commune de créer un continuum entre formation, employabilité et emploi, affirmant que Sorbonne université mettra toute son expertise internationale, notamment acquise aux Émirats arabes unis et au Maroc, au service du développement du Bénin.

Le sens de l'acte

La cérémonie a également été l'occasion de rappeler les enjeux et les promesses de ce rapprochement académique entre le Bénin et la France. Nadège Chouat, ambassadrice de France au Bénin, a réaffirmé le soutien total de l'ambassade à Sciti. Elle a rappelé les engagements pris par le président de la République française Emmanuel Macron lors du récent sommet Africa Forward à Nairobi, notamment le développement des clusters IA, le Bénin figurant parmi les sept pays africains qui accueilleront un tel dispositif. Cette convention s'inscrit dans une vision plus large portée par les autorités béninoises en matière de formation, de recherche et d'innovation. Une ambition que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sèdami Médégan Fagla, a tenu à rappeler en soulignant les perspectives qu'ouvre ce rapprochement académique. Elle a d'abord salué l'acte de générosité que représente ce partage de savoir. « Accepter de partager des compétences accumulées durant des siècles pour nous aider à grandir sur le plan humain, c'est extraordinaire », a-t-elle avoué. La ministre a exposé l'ambition du gouvernement qui veut former une génération capable non seulement d'utiliser les technologies, mais de les concevoir et de les adapter aux réalités africaines. Elle a présenté les quatre axes stratégiques de la convention que sont : la formation dans des domaines tels que l'IA et le numérique; la recherche et l'innovation à travers des laboratoires collaboratifs ; la mobilité académique entre étudiants et enseignants; et le renforcement de l'entrepreneuriat pour transformer les découvertes scientifiques en opportunités concrètes pour la jeunesse béninoise. « L'histoire retiendra cette journée comme celle où nous avons choisi d'investir ensemble dans ce qui constitue la plus grande richesse de nos nations : l'intelligence humaine », a-t-elle souligné. Cette signature illustre l'ambition portée par le Bénin de se positionner durablement comme un hub d'excellence académique et d'innovation en Afrique de l'Ouest, avec pour objectif la formation des talents de demain et le rayonnement scientifique du continent.